Et en février, que feront les Afghans?
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Ottawa -- Le chef d'état-major de la Défense, Rick Hillier, a affirmé hier qu'il n'était pas certain que les troupes canadiennes puissent confier une grande partie de la responsabilité du front aux soldats afghans d'ici au mois de février.
«Nous aimerions qu'ils puissent être en position de faire cela d'ici à février prochain, a-t-il déclaré. Mais cela représenterait certainement un important défi pour eux.»
«Nous avons un grand rôle de formation à jouer afin de les aider [...] Que ce soit février ou mars, il est difficile d'avancer une date précise.»
La semaine dernière, le ministre O'Connor a affirmé que les unités nouvellement entraînées permettraient vraisemblablement aux troupes canadiennes de leur laisser l'essentiel des combats dans les environs de Kandahar d'ici à que les soldats québécois actuellement déployés en Afghanistan rentrent au Canada, en février.
Le général Hillier a indiqué que les soldats afghans jouaient un rôle accru avec l'aide des Canadiens. Toutefois, il est trop tôt pour dire à quel moment les troupes canadiennes pourront quitter les secteurs les plus dangereux.
Quel que soit le rôle tenu par les soldats canadiens, «nous allons encore nous trouver dans un environnement à risque élevé», a déclaré le général.
«On ne peut pas éliminer les pertes», a-t-il ajouté.
M. Hillier s'est efforcé de ne pas contredire le ministre O'Connor, mais il clairement dit qu'il ne fallait pas s'attendre à ce que les soldats afghans remplacent les Canadiens au front avant le printemps.
«Ca va prendre un bon moment. Nous venons tout juste de lancer le processus [...]. Mais nous sommes en meilleure position que nous ne l'avons jamais été.»
Soixante-six soldats canadiens et un diplomate ont été tués en Afghanistan depuis le début du déploiement des Canadiens dans ce pays, en 2002.
Selon M. Hillier, la vaste corruption au sein du gouvernement afghan est l'autre grand défi auquel font face le Canada et ses partenaires de l'OTAN dans leurs efforts de reconstruction.

