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Quand les idéologues sont aux commandes

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Jacques Gagnon
Envoyé Le samedi 28 juillet 2007 13:00



La perversion de cette économie financière, elle est justement là, c'est-à-dire que les vrais entrepreneurs sont absents, ils sont même tassés sans ménagement. Pourtant, cette notion du risque qu'ils connaissent très bien, elle est essentielle. En l'évacuant, on élimine une tension créatrice que n'ont pas les autres.

Il y des gens qui sont prêts à tout pour beaucoup moins que ce récoltent ces dirigeants de grandes entreprises.

On laisse tout aller, tout faire au nom d'une idéologie qui n'est pratiquée que par nous, pauvres imbéciles.

Qunad les smattes, c'est-à-dire les MBA et autres experts n'ayant même pas risqué leurs frais de scolarité, prennent les commandes, on se retrouve avec des entreprises que l'on vide de tout pour les mettre «belle», comme ils disent eux-mêmes.

On entend par là que l'on coupe partout sans discernement, que l'on réduit à sa plus insignifiante expression les mots développement, croissance interne, recherche.

Alors, on s'engage dans des exerercices de recherche de valeur, avec toute la panoplie des Kaisen, Sigma, etc. Cela consiste en fait à tout questionner, ce qui n'est pas mauvais en soi, mais dans le but de se débarasser au maximum d'investissements dorénavant considérés comme des dépenses.

Les smattes n'ayant pas la culture d'entreprise et une courte espérance de vie se fichent éperduement des conséquences à long terme de leurs décisions. Ils ne les envisagent même pas. Ils ont maximisé les profits par des techniques purement comptables et des exercices de coupures de plus en plus sophistiqués.

Allô, la terre appelle les disciples d'Adam Smith. Sortez de votre bulle ou mieux, dégagez la place, nous on a une économie à bâtir.

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