Deuxième trimestre - La croissance américaine rebondit

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AFP
Édition du samedi 28 et du dimanche 29 juillet 2007

Mots clés : PIB, croissance américaine, Économie, États-Unis (pays)

La progression de 3,4 % est la plus vigoureuse enregistrée depuis le premier trimestre 2006

Washington -- La croissance américaine a rebondi à 3,4 % au deuxième trimestre, soutenue par l'amélioration du déficit commercial et de l'investissement d'entreprise dans un contexte de ralentissement de la consommation, a indiqué vendredi le département du Commerce.

C'est la croissance la plus vigoureuse enregistrée depuis le premier trimestre 2006. Les analystes tablaient sur une hausse de 3,2 % du produit intérieur brut (PIB) alors que les chiffres pour le premier trimestre font état d'une hausse de 0,6 % (en rythme annuel).

Ces chiffres étaient très attendus au lendemain d'une journée chahutée à la Bourse, qui a vu l'indice Dow Jones plonger de plus de 300 points en raison de craintes sur le marché de l'immobilier et du crédit.

Le ministère a également revu à la baisse la croissance sur l'ensemble des trois précédentes années, qui n'a été que de 3,2 % en moyenne, soit 0,3 point de moins qu'estimé précédemment.

Ainsi, la croissance n'a atteint que 3,6 % en 2004 (au lieu de 3,9 %), puis 3,1 % en 2005 (au lieu de 3,2 %) et enfin 2,9 % en 2006 (au lieu de 3,3 %), selon ces chiffres qui révèlent un ralentissement progressif.

Depuis la fin de la précédente récession, au troisième trimestre 2001, la croissance a atteint en moyenne 2,7 %, soit moins que les 2,9 % mesurés initialement, a souligné le ministère.

Les révisions vont jusqu'au premier trimestre 2007, puisque le très médiocre 0,7 % a été encore révisé en baisse à +0,6 % seulement.

L'accélération du deuxième trimestre s'explique notamment par l'amélioration de la balance commerciale, qui a, une fois n'est pas coutume, été le principal contributeur de la croissance.

Dans un contexte de dépréciation du dollar, les exportations ont progressé de 6,4 % tandis que les importations reculaient de 2,6 %, ce qui est la baisse la plus marquée en quatre ans.

Les consommateurs ont continué de soutenir la croissance malgré un brusque ralentissement de leurs dépenses (+1,3 % seulement, après +3,7 % au trimestre précédent, soit le rythme le plus faible depuis la fin 2005). Les achats de biens surtout ont fortement ralenti.

Les consommateurs ont continué de soutenir la croissance malgré un brusque ralentissement de leurs dépenses (+1,3 % seulement, après +3,7 % au trimestre précédent, soit le rythme le plus faible depuis la fin 2005). Les achats de biens surtout ont fortement ralenti.

La consommation est généralement déterminante pour la croissance américaine et les analystes redoutent qu'avec la crise de l'immobilier, le moteur ne se grippe. Le président de la Réserve fédérale (Fed) Ben Bernanke s'était montré confiant sur le sujet la semaine dernière, tout en notant que les difficultés du secteur restaient un risque crucial pour la croissance.

L'investissement résidentiel a ainsi accusé son sixième trimestre consécutif de baisse (-9,3 %), tandis que les entreprises accéléraient leurs investissements (+8,1 %).

Du côté de l'inflation, le rapport envoie des signaux divergents. L'indice des prix lié aux dépenses de consommation a progressé de 4,3 % (après +3,5 %): il faut remonter à 1990 pour trouver une hausse plus forte. Mais hors alimentation et énergie la hausse a atteint 1,4 % seulement (après +2,4 %), ce qui est le chiffre le plus faible en quatre ans.


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