Chauffards!
Mots clés : tunnel de Salang, Kaboul, Réseau routier, Afghanistan (Pays)

Photo: Pedro Ruiz
Vu que la police afghane, en pleine restructuration, a d'autres chats à fouetter que les chauffards, le seul moyen qu'on a trouvé pour limiter la vitesse moyenne sur les grandes routes a été d'installer des dos d'âne à intervalles réguliers. Pour ne pas perdre de temps, les conducteurs gardent l'accélérateur au plancher et ne commencent à freiner qu'une fois rendus tout près de ces obstacles mal indiqués, qu'ils s'efforcent d'ailleurs de contourner quand cela est possible.
On pourrait croire que le franchissement du tunnel de Salang, rendu tristement célèbre par les accidents et par les tueries qui s'y sont commises pendant la guerre soviéto-afghane, calmerait un peu les ardeurs cinétiques. Qu'à cela ne tienne (bis).
On ne ralentit aucunement dans ce tube étroit de 2,6 kilomètres de long, à peine éclairé et criblé de nids-de-poule. On y garde l'accélérateur au plancher et on continue de dépasser en klaxonnant.
Sous le régime des talibans, le nombre de voitures ne dépassait pas quelques milliers à Kaboul. Aujourd'hui on l'estime à plus de 400 000. Le principal hôpital de traumatologie de la capitale traite un nombre grandissant d'accidentés de la route, aux côtés des victimes des mines antipersonnel et d'accidents de travail. Parmi eux, on compte de nombreux enfants, qui s'aventurent au milieu de la chaussée pour vendre toutes sortes de babioles.
Aucune règle de circulation n'est respectée à Kaboul, où les feux n'ont qu'une fonction décorative. Seule bonne nouvelle à ce chapitre: il est aujourd'hui interdit d'importer des voitures du Pakistan, qui ont le volant à droite puisqu'on y circule sur la voie de gauche, à la britannique, ce qui n'est pas le cas en Afghanistan.
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C'est drole - par Claude Archambault (archbroca@videotron.ca)
Le samedi 28 juillet 2007 11:00

