FrancoFolies de Montréal - De rock, de terre et de soul !

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Yves Bernard
Édition du vendredi 27 juillet 2007

Mots clés : Daniel Boucher, FrancoFolies de Montréal, Festival et fête, Culture, Montréal

Daniel Boucher, rocker et chansonnier, recevait de la visite rare hier soir lors de la grande fête multiculturelle qui ouvrait les FrancoFolies de Montréal. Que des Québécois, que des artistes arrivés d'ailleurs, que des créateurs heureux de partager leur propre répertoire. Mais dans la rue, on aura déjà vu plus grande foule. D'entrée de jeu, le band démarre la fête: des percussions, des guitares et des cuivres.

Allait-on nous refaire le coup du rock qui enterre tous les instruments acoustiques comme c'est souvent le cas lors de ce genre de rencontres?

Heureusement, même si on aurait pu creuser davantage les sonorités immigrantes, les musiciens furent dans l'ensemble respectueux des autres, Daniel Boucher se contentant même de jouer son rôle d'animateur assez sobrement: efficace et convivial, mais peut-être avec trop de retenue. Après une intro rock en guise de bienvenue à la nord-américaine, les musiciens ont adapté le rythme et baissé le ton en fonction des artistes participants.

Tous se présentent, tous célèbrent la terre des autres, tous chantent avec tous: des duos, des trios, des unissons, des solos ponctués d'hallucinantes harmonies vocales.

Lynda Thalie, toute en puissance et en ondulations. H'Sao, formidable de soul, Élisapie Isaac, doucement séductrice, Ines Canepa, très convaincante sur un air paysan de son compère Roberto Lopez et Marco Calliari, marqué au fer rouge comme d'habitude. Au fait, qu'attend-on pour lui demander d'animer la prochaine fête? Avec lui, un hurlement et c'est parti.

La soirée fut également ponctuée de savants jeux de langues: du français à l'inuktitut, de l'arabe à l'italien et au sara. Ensemble, les voix révélaient également toute la richesse des accents de la nouvelle langue de la ville.

On a même exploré les mouvements d'ailleurs, dansé en couple, chanté du plus connu: du Dalida, du romantico. On avait même prévu une pièce hilarante de ce bon vieux Tony Massarelli. Réflexion faite, ce genre de fête est un baume.

***

Collaborateur du Devoir


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