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La valeur symbolique d'une sanction, aussi minime puisse-t-elle parraître.

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rodolphe bourgeoys
Envoyé Le jeudi 26 juillet 2007 23:00



J'ai remarqué que plusieurs des lecteurs qui ont réagit sont acculturé par le pouvoir de l'argent. Ils mettent l'emphase sur le coût-en argent-du billet. Ils ommettent le geste de pouvoir arrogant qui se cache derrière le geste.

Si les responsables des relations média chez Groupe spectacle Gillette ont refusé de fournir des billets gratuits au Devoir, c'est bien parce que la coutume du milieu est d'en fournir. C'est une façon d'exclure quelqu'un qu'on trouve insuffisamment soumis. Si le Devoir avait payé le billet, il aurait alors agit tel un capon qui se prosterne pour des choses qui n'en valent pas la peine, tel celui qui espère s'éviter des contraventions de stationnement en devenant indicateur de police.

Si le Devoir décidait de payer son billet, alors, à l'avenir, Groupe Spectacle Gillette déciderait probablement que les journalistes du Devoir doivent réserver par les même canaux que tout le monde et faire la file. Si le Devoir acceptait, probablement qu'à l'avenir, il ne resterait pas de place.

Il est peut-être souhaitable que les médias paient leurs propres billets, mais alors, il faudrait changer la coutume du milieu et faire payer TOUS les journalistes.

Réduire le préjudice au seul coût du billet, c'est faire montre de cette logique marchande où tout se mesure en argent. Combien pour vous congédier ? Combien pour vous cracher au visage ? Combien pour vous emprunter votre femme ? Combien pour votre rein ? Combien pour adopter votre enfant ? Combien pour mettre fin à une enquête ou à un procès ?

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