Vos réactions
Le capitalisme ou la dictature de la médiocrité
Durant la Guerre Froide, on nous chantait les louange du capitalisme comme système économique qui donne la place à la liberté de l'individu. Or, le capitalisme ne joue pas ce rôle et pour plusieurs raisons.
D'abord, le capitalisme est entré dans la phase monopolistique prédite par Marx. Les multinationales grossissent et les fusions se multiplie. La concurrence y perd. Le résultat ultime évoquera probablement le système fasciste où l'économie est ultimement contrôlé par une ou quelques personne mais que, contrairement au communisme, la prorpiété demeure privée. Il est difficile de voir comment la liberté peut s'y épanouir.
Plus fondamental encore, le capitalisme, même libéral (par opposition à fasciste), favorise l'oppression de la différence, de la dissidence et de l'évolution par la masse et par ceux qui savent manipuler les désirs de la masse. Personne n'a-t-il jamais remarqué que lorsqu'on a un besoin rare, on paie plus cher, et ce, si on trouve finalement ce qu'il nous faut. Pourquoi, parce qu'il est moins rentable de produire et de vendre ce qui est moins acheté.
Par exemple, un journal qui refuse le sensationnalisme et préfère encourrager le lecteur à réfléchir davantage sur la société pourra, si la tendance se maintient, souffrir d'un problème de distribution car, rentabilité oblige, les kiosques à journaux préféreront accorder l'espace de leurs étagères aux publications qui rapportent davantage. Playboy rapporte davantage que L'Aut Journal. En retour, le public sera beaucoup moins exposé aux idées exprimées dans les publications censurées par la loi du profit. Un cycle s'installe et il se pourrait bien que certains changements se retrouvent ainsi tués dans l'oeuf. Liberté par le capitalisme ?
C'est bien sûr encore plus vrai lorsque les médias eux-même dépendent des bonnes grâce des acheteurs de publicité. Une variante très pernicieuse de cette dépendance s'est manifestée ici: on a carrément refusé de fournir l'information. Heureusement, Internet tempère quelque peu le phénomène.
Une manière possible de contrer la dépendance des médias envers les bailleurs de publicité: accepter de payer votre journal plus cher et refuser d'acheter les produits des fournisseurs de publicité qui se livrent à un odieux chantage envers les médias.
