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Les doubles manque d'information et de leadership au niveau local peuvent être corrigés!

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Jean-Pierre Lusignan (jplu@globetrotter.net)
Envoyé Le mercredi 25 juillet 2007 10:00



Rimouski, ce 25 juillet 2007,

À mon avis, les deux éléments qui ont le plus cruellement manqué en termes de protection des rives des lacs dans notre région ont été l'information et le leadership, plus particulièrement le leadership local. Dans ce cas-ci, je pense autant au leadership municipal qu'à un type de leadership dit "de la société civil" issu de leaders techniques et politiques inspirant grandement la confiance. Heureusement, la situation a commencé à changer depuis quelques années. L'histoire qui suit m'apparaît révélatrice à cet égard.

Je suis le secrétaire-trésorier d'une association incorporée de riverains, l'Association des riverains du lac Plourde Inc. Pendant plus de dix ans, cette association de concertation, de représentation et de gestion s'est uniquement occupée de l'entretien et de la réparation d'un chemin de chalet. Aujourd'hui, elle s'occupe aussi d'environnement et exerce, à mon avis, un leadership régional en cette matière. Ce changement a conïncidé avec la fondation et la mise en place du Conseil de bassin de la rìvière Rimouski Inc.. (C.B.R.R.) Le président de cet organisme est aussi le président du Regroupement des Conseils de bassin du Québec. Depuis sa fondation, cette organisation compte sur le soutien actif et constant de la M.R.C. Rimouski-Neigette et du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs. Il compte surtout sur le dévouement de son président et d'une équipe de biologistes nouvellement diplômés de l'UQAR. Depuis trois ans, il travaille sur un "plan directeur de l'eau" régional. C'est dans le cadre de ce plan que le C.B.R.R. a étudié la qualité de l'eau de 23 lacs situés dans la M.R.C.. Sans phase I et II, il n'y aurait jamais eu de phase I et sans la présence d'une association de riverains dynamique, il n'y aurait jamais eu de phases I, II et III. Et sans le C.B.R.R., il n'y aurait jamais eu d'association de riverains réellement soucieuse d'environnement. Ceci fait beaucoup de si..., mais c'est ainsi lorsqu'il faut à la fois documenter, opérer et faire partager des changements culturels ou de modes de vie dans un environnement social estival où la réglementation environnementale était soit inexistante ou soit inappliquée. Heureusement, les choses changent.

Les 9 et 10 août 2007, deux biologistes du C.B.R.R. rencontreront individuellement chaque riverain de trois lacs situés sur le territoire de la M.R.C. Il s'agira de les conseiller et de les outiller en matière de reboisement des rives. Cette rencontre se fera dans le cadre de la Phase III d'une étude de 23 lacs. Notre association assure le C.B.R.R. de la collaboration de ses membres en matière de reboisement des rives.

Parallèlement, la municipalité agricole et forestière (1000 citoyens et citoyennes) dans laquelle plus de 40 lacs financent environ 50% de ses activités a finalement décidé d'emboiter le pas et de mettre en place un plan de vidage de fosses septiques et de puisards. Ainsi, elle se conforme à une politique obligatoire régionale provenant de la M.R.C.. Cette politique demande à chaque municipalité de s'assurer que toutes les fosses septiques et puisards soient vidés à tous les 4 ans pour les résidences secondaires et à tous les 2 ans pour les résidences principales. Pratiquement, ceci fonctionnera ainsi: la municipalité choisit une entreprise videuse de fosse, identifie les riverains concernés, leur envoi un avis de vidage leur intimant l'ordre de rendre leur fosse ou leur puisard accessible à un moment précis et demande à l'entreprise choisie de se rendre à l'adresse concernée et de faire son ouvrage. La munipalité paie la vidange. En cas de problème, elle impose une amende et facture le riverain. Depuis une année, ce système fonctionne sur la totalité du territoire du Rimouski fusionné.
La municipalité sur le territoire duquel notre association incorporée de riverains fonctionne avait elle aussi jusqu'en 2008 pour agir comme Rimouski. Sa politique sera progressiment appliquée à partir de l'automne 2007. Il lui faudra cependant quatre ans pour que tous les riverains aient été visités.

Faudra-t-il une réglementation municipale dite du reboisement? Je l'ignore encore.

Jean-Pierre Lusignan

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