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ABUS DE VOCABULAIRE

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Philippe Champagne
Envoyé Le mercredi 25 juillet 2007 17:00



Après l'Église, voici que le gouvernement se mêle d'entrer dans la chambre à coucher des jeunes canadiens.

Le nouvel âge de consentement est inconstitutionnel.

Le projet de loi C-22 des conservateurs vise à élever l'âge du consentement sexuel de 14 à 16, sous le fallacieux prétexte de protéger les jeunes contre les prédateurs qui ont le dos large pour faire passer le message obscurantiste de la grosse Église canadienne intégriste.

Il est évident que ce n'est pas tant la relation sexuelle qui est visée par le projet de loi, mais la sodomie que la loi stabilise à l'âge de 18 ans.

Or, les cours d'appel d'Ontario, du Québec, de la Colombie canadienne, la Cour du Banc de la Reine de l'Alberta et la cour fédérale canadienne l'ont désavoué.

L'article 159 du code pénal prévoit même que dès qu'un groupe de 3 est formé, les relations anales sont criminelles. C'est assez fort merci!

Tant qu'il n'y a pas exploitation sexuelle du jeune, il n'y a que des vieux pédophiles frustrés pour en faire une loi. Et qu'on ne vienne pas me dire que le jeune de 14 ans n'a pas l'éclairage voulu pour ne pas refuser une relation sexuelle même avec un adulte.

Aujourd'hui, le crétinisme a gagné la population qui voit des pédophiles partout...Et les grandes plumes publiques comme celle de Louise-Maude Rioux Soucy, auteur déjanté du texte ci haut ayant commandé cette critique, PORNOGRAPHIE NON DÉSIRÉE, en date du 24 juillet dans Le Devoir 2007, continuent de véhiculer ces clichés de bas étage.

Dès que le pubère consent, aucun parent, policier, avocat, juge, député, clergyman n'a droit de s'y opposer. Le respect de la liberté d'autrui commence dès l'âge de la puberté. Respectez les jeunes dans leurs choix si vous voulez qu'ils respectent les vôtres.

On sait que l'homme court toujours après ce qui est défendu; de le défendre aux jeunes les attirera davantage et ces vieux croûtons de politiciens n'auront à s'en prendre qu'à eux-mêmes. Là ou est l'Esprit de Dieu, là est la liberté. Et l'amour, comme la connaissance, libère.

L'âge sexuel est encore autour de 16 ans pour la première expérience.

Selon Richard Poulin, anthropologue à l'Université d'Ottawa, la pédophilie n'est pas nouvelle. Dans la Grèce antique, les premiers bordels de l'état étaient destinés au jeune pré pubère.

Durant la vague puritaine anglaise, il y avait 5 000 bordels réservés aux 12 à 15 ans.

Ce qui est nouveau en 2007, c'est la pornographie. Le tout commence avec les DVD de papa, et se transporte sur Internet.

L'information doit circuler entre jeunes aussi. Les parents auraient intérêt à se consulter mutuellement. Mais le phénomène de l'hyper sexualisation est mondial. Et il est évident que les parents doivent laisser du lest à leurs enfants.

En hyper sexualisation de la jeunesse, il faut dégager le virtuel du réel.

Je vous rappelle que la seule vérité qui se dégage de votre texte, madame Louise-Maude, est la suivante: "Sous les traits de l'agresseur, se cachent bien souvent d'autres adolescents (43 %) ou de jeunes adultes (30 %) n'ayant pas dépassé les 25 ans et qui sont, en quelque sorte, idéalisés par leurs jeunes victimes."

Faites donc oeuvre d'éducation journalistique en mettant en garde les jeunes contre ceux qui des corporations les utilisent pour vanter leurs maudites pubs, genre: "Papa, pourquoi tu fumes?" C'est de la haute manipulation. Les agences de publicité qui mettent au point de telles annonces, sont dignes d'une soue à cochons.

Je déteste aussi la pub de la Fondation Marie-Vincent. De la haute manipulation également.

Des grands gueules parlent contre l'esclavage des enfants dans le monde, au travail ou dans le sexe. Et pourtant, des individus sans scrupules, appâtés par le gain seulement, engagent des firmes libérales de propagande pour faire passer leur message éhonté sur le dos des enfants qu'ils emploient eux-mêmes hardiment pour leur faire faire leur maudite pub, avec l'assentiment de parents aussi cupides qu'eux.

Je n'y souscris pas. À l'heure où les enfants sont de plus en plus perdus et auraient de plus en plus besoin d'amour à cause des foyers brisés par des pères alcooliques, hypocrites et abuseurs, dans des familles reconstituées ou mono parentales, ce genre de pub les éloigne de nous. On dirait que le monde capote sur la pédophilie; parce que c'est vendeur, ils en voient partout. C'est le syndrome d'une société penchée sur son propre vide.

Je désapprouve ce lavage de cerveau. Et personnellement, je suis loin d'être pédophile comme certaines personnes dans le monde du hockey par exemple; je trouve les enfants aussi bruyants que des chiots...Aussi ils sont loin de m'attirer; je me pousse des enfants.

Et beaucoup ne savent pas, pour n'avoir pas étudié par exemple, que dans la Grèce antique, les premiers bordels institués par l'état l'ont été pour des enfants pré pubères.

Au moyen âge, durant la croisade puritaine des anglo-saxons, on a mis sur pieds 5000 bordels pour enfants de 10 à 12 ans.

La nouveauté, c'est que des individus dégueulasses, pour faire de l'argent, ont développé la pornographie infantile tout à fait abjecte en ce qui me concerne.

Mais étant plus intelligent et surtout plus instruit, je ne mets pas la pédophilie à toutes les sauces; la pédophilie touche les enfants en bas de 12 ans.

Réveillez-vous les cruches intégristes!

La vie n'est pas du cinéma. Revenez à la conscience en sortant de votre paradis virtuel. C'est sur terre que ça se passe, pas sur le Net! Autrement, on érige la paranoïa en système. C'est ce qui arrive au Québec avec la complicité des media avides de piastres à n'importe quel prix...fût-il à l'origine de la division engendrée dans la société par leur insouciance.

Par contre, j'approuve les campagnes de Fathers For Justice contre la médisance et la calomnie faites par les hommes féminisés comme disait Mailloux. Il y en a beaucoup qui jouent pourtant les durs pour cacher leur impuissance, ou la masquer dans la boisson et la drogue.

Or, l'amour parfait bannit la crainte. Cessez donc, messieurs dames journalistes, de nous prendre pour des esprits dépourvus de sens critique; nous sommes in programmables à votre "bag" aurait dit Roger Drolet. Cessez de vous vautrer dans un activisme attentiste pour parer à vos propres insuffisances et carences intellectuelles. Vous montrez ainsi votre propre vide intérieur en sollicitant l'approbation d'autrui sur vos vilenies morales. On dirait que vous avez soif de bonnes critiques pour apaiser votre faiblesse spirituelle. C'est ainsi que vous luttez pour votre survie, en faisant grand cas de Nathalie Simard, mais en oubliant celle qu'on appelle la jeune inconnue. Certains animateurs de tribunes radiophoniques abondent malheureusement dans votre sens.

Il n'y a pas à chercher bien loin pourtant. Il n'y a pas une semaine où un prof, une coche au-dessus des autres, réprimande un enfant dans son cours et doit ensuite passer devant le principal de l'école. Drolet avait raison de parler de la fragilité de certaines personnes....C'est une honte d'en être rendus comme société à ravaler l'autorité au rang de harcèlement, d'atteinte au droit de l'enfant (loi 24)... & 125...sss.

J'admets que par le passé il y a eu abus d'autorités...Mais aujourd'hui, on est tombés dans l'autre extrême, l'abus de la lâcheté. Et parmi les messagers qui tirent à gros boulets sur les prétendus "pédophiles", ces mêmes tristes individus louangent les forces armées de leur pays qui passent elles par l'abus de discipline. C'est à mourir de rire!

Le mimétisme antique du bouc émissaire a perduré jusqu'à nos jours.

Des minables s'en sont pris à Dave Hilton, en l'accusant de pédophilie, alors qu'il a pratiqué quelque chose de bien différent, qu'on a oublié, l'inceste. Et j'appelle ça de l'abus de vocabulaire. De la confusion dans les termes utilisés. Découragez-vous de penser que vos jugements de valeur réussiront à sculpter l'opinion publique autrement articulée aujourd'hui. L'élite intellectuelle ne se trouve plus dans les journaux comme le vôtre quand vous baissez la garde devant les corporations qui vous emploient pour véhiculer leur déification de la consommation.

C'est pourquoi je préfère la langue française à celles des "blokes" et leurs souteneurs fédérastes, parce qu'elle demande à la pensée un minimum d'effort pour appeler les choses par leur nom, à cause de sa grande précision. On ne peut en dire autant de la langue de Shakespeare affectionnée par certaines personnes, parce qu'elle demande moins d'efforts intellectuels que celle de Molière.

Laissez donc leurs sondages aux Américains. Nous sommes au Québec ici, non dans une société aussi démagogique que celle des voisins du sud bien plus près de l'argent fondamentaliste que de l'éducation des jeunes.

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