Précipitations abondantes: une preuve de l'influence humaine
Mots clés : environnement, précipitations, pluie, Changements climatiques, Canada (Pays)

Photo: Jacques Grenier
La seule explication possible de tels changements réside dans l'activité humaine, indique l'étude dirigée conjointement par Francis Zwiers et Xuebin Zhang, d'Environnement Canada.
«Ce sont d'assez gros changements [survenus] au cours de la majeure partie du siècle, et nous pouvons dire, à partir de notre étude, qu'une partie substantielle de ces changement est attribuable à l'influence humaine», a déclaré M. Zwiers en entrevue.
L'étude confirme la fiabilité des modèles informatiques utilisés pour étudier le climat. Elle montre que les changements réels sont conformes aux changements prévus par ordinateur. Mais ils se produisent plus rapidement que prévu.
«Les changements observés, qui sont plus importants que les changements estimés à partir des simulations, ont peut-être déjà des effets significatifs sur les écosystèmes, l'agriculture et la santé humaine», mentionne le rapport.
Presque tous les modèles informatiques prédisent que le réchauffement mondial entraînera une augmentation des précipitations le long de l'équateur et que davantage d'humidité sera transportée vers les pôles, ce qui se traduira par de plus fortes précipitations aux latitudes plus nordiques.
S'il est difficile de s'adapter au réchauffement climatique, l'adaptation aux changements des précipitations représente un défi encore plus grand, parce que ces changements auront une incidence accrue sur l'approvisionnement alimentaire et sur les mouvements des populations.
Ce portrait est rendu encore plus complexe par des facteurs saisonniers et géographiques et par les éruptions volcaniques, des éléments qui compliquent énormément les efforts déployés pour déterminer les tendances climatiques causées par l'activité humaine.
Les résultats de l'étude viennent s'ajouter à une série d'autres indications que le climat change, à cause des concentrations accrues de gaz à effet de serre relâchés dans l'atmosphère, principalement par l'utilisation de combustibles fossiles comme le charbon, le pétrole et le gaz naturel.

