L'otage allemand est vivant - Les talibans accordent un nouveau sursis aux otages sud-coréens
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Photo: Agence Reuters
«Nous demandons à Kaboul de nous mettre en contact direct avec la délégation sud-coréenne» qui se trouve depuis dimanche dans la capitale afghane, a-t-il ajouté, en soulignant que les négociations n'avaient donné jusqu'ici «aucun résultat». Les talibans, qui déjà dimanche avaient repoussé de 24 heures leur ultimatum, ont exigé la libération de 23 de leurs militants prisonniers.
Les otages sud-coréens, des volontaires de l'Église de Saemmul, sont âgés pour la plupart d'une vingtaine ou d'une trentaine d'années.
«La délégation représentant le gouvernement afghan nous a dit qu'ils étaient détenus dans des prisons américaines et qu'il n'était pas en son pouvoir de les libérer», a dit Youssouf Ahmadi, assurant que les otages, par ailleurs «en bonne santé», seraient tués si les négociations échouaient.
Il a également affirmé qu'un ingénieur allemand et ses quatre collègues afghans étaient «toujours vivants», après avoir annoncé samedi leur exécution en raison du refus de négocier des autorités. «Nous avions perdu contact avec nos hommes en raison d'une opération militaire dans la région», a-t-il tenté d'expliquer. «Pour leur libération, nous voulons que le gouvernement relâche dix prisonniers talibans ou nous allons les tuer», a-t-il ajouté sans fixer de délai.
La chancelière allemande, Angela Merkel, a cependant prévenu dimanche que Berlin ne céderait à aucun chantage sur la question des otages.
Deux Allemands et cinq Afghans avaient été enlevés mercredi dans la province voisine de Wardak, à une centaine de kilomètres au sud de Kaboul. Le corps sans vie du second Allemand a été découvert dimanche, sans que soient encore connues les causes de sa mort, et un Afghan a réussi à échapper à ses ravisseurs.
Kaboul et Berlin avaient dès samedi assuré qu'un des deux otages allemands était vivant.
Les jeunes Sud-Coréens, officiellement en mission humanitaire, ont eux été enlevés au moment où, partis de Kandahar, ils rentraient en bus à Kaboul, sur une autoroute réputée très dangereuse. C'est le plus important groupe d'étrangers enlevés en Afghanistan depuis la chute du régime intégriste des talibans à la fin de 2001.
Les rebelles ont multiplié les enlèvements depuis la libération, en mars dernier, de l'Italien Daniele Mastrogiacomo en échange de cinq prisonniers rebelles. Une première qui a valu à Kaboul des critiques d'autant plus vives que les deux guides afghans du journaliste ont été exécutés.
Le président Hamid Karzaï avait alors assuré qu'un tel échange ne se reproduirait plus. La dernière exécution d'un otage étranger en Afghanistan est celle d'un ingénieur indien en avril 2006.

