Infirmières bulgare - Les tractations avec Tripoli se prolongent
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Tripoli -- Les tractations pour trouver une issue à l'affaire des infirmières et du médecin bulgares, accusés depuis huit ans d'avoir inoculé le sida à des enfants libyens, se prolongeaient hier soir, Sofia dénonçant de «nouvelles conditions inacceptables» avancées par Tripoli.
Il a refusé de donner des détails sur les demandes libyennes, tandis qu'à Tripoli le silence régnait sur les pourparlers en cours entre des responsables du ministère libyen des Affaires étrangères, la Fondation Kadhafi, qui a mené les négociations avec les familles, et la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner.
L'arrivée en Libye de cette dernière, hier, ainsi que celle de l'épouse du président français Nicolas Sarkozy, Cécilia, avaient pourtant fait naître l'espoir d'un règlement rapide de l'affaire des cinq infirmières et du médecin d'origine palestinienne.
Selon une source diplomatique à Tripoli, la Libye a réclamé une normalisation complète de ses relations avec les pays de l'UE ainsi que des garanties pour le traitement des enfants libyens atteints du sida. La Libye exige en prime «la réalisation de projets en Libye», dont une autoroute qui traverserait son territoire de sa frontière avec la Tunisie à celle avec l'Égypte.

