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Toutes les tenues peuvent être (considérées) belles ou «bonnes»

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Denis Beaulé
Envoyé Le lundi 06 août 2007 13:00



Il est exact que les Hérouxville ne sont pas de nature à favoriser quelque engouement touristique des communautés culturelles à l'endroit des régions autres que celle de Montréal. A fortiori considérant que la tentative de
rapprochement a posteriori, lors de l'«événement» Hérouxville, a elle aussi achoppé. En raison d'une (trop) grande différence de classe entre les visiteuses et les visitées. Ce qui pourrait avoir accru la distance entre
elles, plutôt que contribué à une meilleure compréhension ou acceptation.

On ne pourra indéfiniment contourner la différence au Québec. Il faudra inévitablement la voir, l'entendre, la comprendre, l'accueillir. À défaut de l'aimer, l'estimer ou l'apprécier. Ce qui s'avérerait de beaucoup préférable. À seulement «tolérer», «endurer». Ou à fuir ou dénigrer carrément. Qu'il suffise de considérer la question du voilement ou du dévoilement des femmes. Tous les cas de figure sont «bons». Ou «beaux». Ou susceptibles de l'être. À une petite exception près: le voilement (quasi) complet ne laissant paraître que les yeux. En certaines circonstances ou en certains lieux publics à tout le moins, cette tenue n'est tout bonnement pas acceptable.

Pour le reste, une femme peut être à la fois belle ou agréable, stimulante même, «convenable» et «correcte», avec ou sans voile, en mini-jupe ou en bikini. Dépendamment, bien sûr, des lieux, moments et environnements. Ainsi que du "look" émergeant notamment de l'entretien de sa personne physique. Laquelle n'a pas à être divinisée ou tyrannisée mais seulement bien nourrie (pas trop...) et cultivée. Telle l'intelligence, la mémoire ou la pensée.

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