Marchés boursiers - Toronto en baisse

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PC , AFP
Édition du samedi 21 et du dimanche 22 juillet 2007

Mots clés : Bourse de Toronto, Nasdaq, Dow Jones, Entreprise, Économie, États-Unis (pays)

La Bourse de Toronto s'est repliée, hier, alors que l'indice S&P/TSX a chuté de 42,89 points, à 14 582,87 au terme d'une série de gains, qui l'avaient amené à battre trois fois sont record à la clôture durant la semaine.

Aux États-Unis, le marché a réagi vivement aux bilans d'une des 30 sociétés composant le Dow Jones, l'équipementier industriel Caterpillar, et de la compagnie d'Internet Google, tous deux en deçà des prévisions. L'indice principal new-yorkais a ainsi dégringolé de 149,33 points, à 13 851,08, en retraitant de la zone des 14 000 points. Alors que le Dow Jones a dépassé cette semaine le seuil des 14 000 points pour la première fois, Wall Street devrait continuer à profiter de la croissance des bénéfices des sociétés américaines, malgré les difficultés de l'économie américaine.

Sur la semaine écoulée, l'indice des 30 valeurs-vedettes, le Dow Jones, a perdu 0,4 %. L'indice composite du Nasdaq a, quant à lui, reculé de 0,7 % sur la semaine, pour clôturer à 2687,60 points. L'indice élargi Standard and Poor's 500 (SP 500) a enfin cédé 1,2 % à 1534,10 points.

La semaine prochaine va être «une semaine passionnante» car riche en données économiques et publications de résultats de sociétés, assure Art Hogan, analyste chez Jefferies.

Parmi les chiffres macro-économiques, les investisseurs se focaliseront surtout sur les reventes de logements de juin, mercredi, et les ventes de logements neufs, jeudi. «Nous avons une réelle inquiétude au sujet du rythme du marché immobilier», rappelle en effet Art Hogan.

Et les résultats trimestriels de sociétés américaines resteront bien sûr au coeur de l'attention, alors qu'une nouvelle vague de publications doit déferler sur Wall Street la semaine prochaine. À cet égard, «le ton général a été meilleur que prévu [jusqu'à maintenant] mais avec des déceptions notables qui ont maintenu les investisseurs en alerte», a indiqué Art Hogan.

En cette période de croissance américaine modérée, les multinationales américaines profitent de la vigueur des économies étrangères où elles réalisent une grande part de leurs chiffres d'affaires. Leurs ventes sont en outre dopées par la faiblesse du dollar qui évolue à ses plus bas historiques face à l'euro, à plus de 1,38 $US pour un euro. «Les profits des sociétés américaines réalisés à l'étranger ont augmenté de 29 % sur les 12 mois achevés au premier trimestre 2007», rappelle ainsi Steven Wieting.

Les investisseurs semblent dès lors en oublier leurs sujets d'inquiétudes habituels, notamment les prix élevés du pétrole. Ceux-ci sont pourtant montés à leur plus haut depuis près d'un an, à plus de 76 $US le baril hier à New York.


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