Le pétrole termine la semaine non loin de ses records historiques
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New York -- Les cours du pétrole se sont stabilisés hier, non loin de leurs records historiques de l'été dernier, alors que le marché est jugé de plus en plus tendu par les analystes.
Les cours du brut évoluent non loin de leurs records historiques à New York (78,40 $US le 13 juillet 2006) comme à Londres (78,64 $US le 7 août 2006).
S'ils ont subi quelques prises de bénéfices hier, les prix du brut restent néanmoins soutenus par un équilibre de plus en plus précaire entre l'offre et la demande mondiale d'or noir. «L'implacable vérité, c'est que le resserrement des prévisions d'offre mondiale et la hausse de la demande enhardissent les acheteurs», a souligné John Kilduff, analyste chez Man Financial.
En cette période de grands déplacements estivaux, l'insatiabilité des automobilistes américains ne se dément pas. La consommation d'essence a ainsi atteint son deuxième plus haut niveau historique la semaine dernière, à 9710 millions de barils par jour, selon les derniers chiffres du département américain de l'Énergie (DoE). Parallèlement, les stocks américains d'essence ont baissé de 2,3 millions à 203,3 millions et sont désormais inférieurs de 4,5 % à leur niveau l'année dernière à la même époque.
La demande mondiale
Par ailleurs, les cours restent soutenus par la vigueur de la demande mondiale, dont une nouvelle illustration a été donnée jeudi avec les chiffres de la croissance économique chinoise. Le produit intérieur brut de la Chine a progressé de 11,5 % sur un an, soit sa plus forte hausse depuis 1994. Deuxième consommateur au monde de pétrole derrière les États-Unis, la Chine a représenté 36 % de la hausse de la demande mondiale de brut au deuxième trimestre 2007, selon le DoE.
En outre, «les deux dernières semaines ont été l'occasion d'un afflux d'argent spéculatif sur le marché pétrolier, et tous les spéculateurs semblent parier à la hausse», a noté James Williams, analyste chez WTRG Energy.
À Londres, les cours de pétrole se sont stabilisés hier, terminant également la semaine à courte distance de leurs records historiques de l'été dernier. Le Brent de la mer du Nord, avait échoué lundi à une vingtaine de cents seulement de son record historique de 78,64 $US. Le baril pour livraison en septembre valait 77,52 $US, en baisse de 15 ¢US.
Les cours du pétrole n'ont presque pas progressé sur l'ensemble de la semaine à Londres, une stagnation qui s'explique par un changement d'échéance (d'août à septembre) en cours de semaine. À New York en revanche, ils ont pris plus de deux dollars.
«Les prix ont beaucoup augmenté cette semaine, les investisseurs devraient prendre leurs bénéfices avant de partir en week-end», a expliqué Mike Fitzpatrick, analyste chez Man Financial. Selon lui, les cours pourraient désormais être surévalués d'un point de vue technique, et exposés à une correction à la baisse de 2 ou 3 $US.
Les analystes techniques de la banque Barclays Capital estiment pour leur part que la tendance haussière de moyen terme reste intacte, et tablent «sur un test du seuil de 80 $US dans les séances à venir».

