J'avoue être très troublé par ce qui arrive à la Gazette des femmes. J'appréciais grandement le courant «smooth» qui s'installait progressivement dans cette revue adaptée à l'évolution du féminisme au Québec. Veut-on se voiler la face devant la violence des femmes envers des hommes ? Veut-on nier que le sexe à tout prix n'est pas réservé aux garçons ? Veut-on démarrer au Québec une tendance radicale à l'américaine que Simone de Beauvoir dénonçait déjà il y a trente ans ? Si la cause féministe a rejoint tant d'hommes depuis une vingtaine d'années, nous le devons en grande partie à la belle objectivité lucide de cette revue que je lisais chaque fois avec grand intérêt. Dommage, très dommage cette dernière orientation si elle se concrétise.