Harper propose la voie canadienne à l'Amérique du Sud

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PC
Édition du mercredi 18 juillet 2007

Mots clés : Michelle Bachelet, Harper, Gouvernement, Chili (Pays), Canada (Pays)

Santiago, Chili -- Le premier ministre Stephen Harper a donné le signal d'un important changement de politique étrangère devant se traduire par une présence plus marquée du Canada en Amérique latine, hier, alors qu'il a affirmé que son gouvernement souhaitait développer de nouveaux partenariats politiques et commerciaux autour de ce qu'il a qualifié de «modèle canadien» de développement.

Dans le cadre d'un discours prononcé à Santiago, au Chili, M. Harper a affirmé que l'Amérique latine était parfois présentée comme faisant face à deux choix difficiles, le capitalisme pur et dur à l'américaine et l'autoritarisme de gauche du président vénézuélien Hugo Chavez.

«Bien entendu, cela n'a aucun sens», a-t-il déclaré en présence d'un auditoire constitué de quelque 500 personnes des milieux d'affaires.

«L'existence même du Canada démontre que ce soi-disant choix est faux, a-t-il ajouté. Les structures politiques du Canada diffèrent beaucoup de celles des États-Unis.»

«Nos valeurs culturelles et nos modèles sociaux sont fondés sur des forces uniques, et nous faisons nos propres choix politiques qui répondent à nos besoins.»

Les propos de M. Harper ont été accueillis par les applaudissements soutenus des gens d'affaires et les éloges de la présidente du Chili, Michelle Bachelet, qui a affirmé qu'«après vous avoir entendu, nous savons sans aucun doute pourquoi notre relation progresse».

Le premier ministre a prononcé son allocution à la suite de la conclusion d'une entente visant à accroître les liens économiques, politiques et sociaux avec le Chili.

Il s'agissait de la deuxième annonce en autant de jours faite dans la région au sujet de la libéralisation des échanges commerciaux entre le Canada et des partenaires d'Amérique latine. Lundi, M. Harper a annoncé le début de négociations sur le libre-échange entre le Canada, la Colombie et le Pérou.

Souvent accusé d'épouser les politiques américaines, M. Harper a souligné les différences existant à ses yeux entre les modèles du Canada et des États-Unis.

Le premier ministre a fait valoir que le modèle canadien faisait la promotion de la liberté, de la démocratie, des droits de la personne et de l'économie de marché. Il a précisé qu'il se démarquait du modèle américain par ses politiques de cohésion sociale, comme le régime universel de soins de santé, la péréquation et d'autres institutions progressistes.

M. Harper a également ajouté que, pour jouer un tel rôle en Amérique latine, le Canada avait besoin de partenaires, et il a assuré ses interlocuteurs, du même souffle, que le Canada n'avait ni la tradition ni les capacités de conquérir ou dominer ses partenaires.


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