La reine du Danemark est ovationnée sur scène dans un nouveau ballet d'Andersen

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AFP
Édition du lundi 16 juillet 2007

Mots clés : Andersen, reine du Danemark, Danse, Danemark (pays)

La reine du Danemark s'incline devant des milliers de ses sujets ravis, au théâtre de pantomime du parc du Tivoli à Copenhague.

Photo: Agence Reuters

Copenhague -- La reine Margrethe, du Danemark, qui s'incline devant des milliers de ses sujets ravis... La scène insolite se passe samedi soir au théâtre de pantomime du parc du Tivoli à Copenhague, à l'issue de la première d'un nouveau ballet tiré d'un conte d'Andersen.

La souveraine, âgée de 67 ans, a été la coqueluche du public dans un rôle inédit, celui de costumière et décoratrice d'un conte de fées ponctué de touches humoristiques pour lequel elle a imaginé des costumes et des décors d'époque chatoyants de couleurs.

«Andersen m'a beaucoup aidée», a-t-elle confié. «Je vois, comme lui, tout en images car il y a une telle richesse dans son langage imagé. Il a un humour dans chaque phrase inimitable».

Avec l'ensemble de la troupe internationale du ballet, elle a salué, large sourire aux lèvres, le public qui applaudissait à tout rompre la fin de cette représentation de Fyrtoejet (le briquet), inspiré d'un des premiers contes de l'écrivain danois, écrit en 1835.

Des enfants assis aux premiers rangs, regard émerveillé, scandent «encore, encore», alors que le rideau de la scène se ferme pour la dernière fois après plusieurs rappels à l'issue de la représentation.

L'histoire est celle d'un briquet magique donné par une sorcière à un soldat démuni qui voit ses souhaits se réaliser: devenir roi et épouser sa princesse.

«C'était chouette avec ces jolis costumes. Maman dit que c'est Dronning [reine] Margrethe qui a fait tout ça», s'exclame Esben, 7 ans.

La souveraine, accompagnée de son époux, le prince consort Henrik, a suivi l'air amusé, au milieu du public, cette première dans ce théâtre historique de style chinois, datant de 1874.

Quelques rangs derrière, Karen Bjerregaard, secrétaire d'une cinquantaine d'années, est enthousiasmée. «Sincèrement, le spectacle est beau avec toute cette scénographie, et ce n'est pas parce que la reine est derrière tout ça», assure-t-elle. «Chapeau! Car elle a fait des costumes d'époque dans lesquels on peut danser. Ce n'est pas une mince affaire!»

Debout, dans la foule de tous les âges, au milieu de nombreux touristes, Anne Vad, historienne d'art, estime aussi que «c'est amusant de voir la reine dans le rôle d'artiste».

«Elle est très créative et exerce en plus avec beaucoup de sagesse son rôle de monarque», constate-t-elle. Son mari, Steen Rasmussen, statisticien, est tout autant charmé par «la scénographie simple mais pleine de piquant et d'imagination, qui s'adresse à la fois aux enfants et aux adultes, comme les contes d'Andersen».

Ce ballet est le troisième ballet du Tivoli auquel participe la souveraine danoise, qui avoue «s'y être amusée beaucoup» et être «plus aguerrie».

En 2001, elle avait été chargée de la scénographie et des costumes de L'amour dans la poubelle, tiré de trois contes d'Andersen. Et, en 2005, elle avait récidivé avec Tommelise, un conte d'Andersen également, présenté dans le cadre du bicentenaire de la naissance du célèbre écrivain danois.

La reine Margrethe se consacre depuis le début des années 80 à la peinture, au dessin et aux illustrations de livres, de timbres ainsi qu'à la scénographie, au théâtre et à la télévision.

«Ce n'est un secret pour personne que certains disent que je devrais cesser de toucher aux activités artistiques. Mais je suis contente que d'autres veulent me laisser malgré tout le faire. C'est une sensation agréable qui vous fait sentir monter l'adrénaline...»


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