Des bazookas et des serpents par la poste

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PC
Édition du lundi 16 juillet 2007

Mots clés : cocaïne, Agence des services frontaliers du Canada, bazookas, Frontière, Drogue, Canada (Pays)

Toronto -- Des bazookas, des conteneurs grouillant de serpents et des jouets remplis de cocaïne sont entrés au pays d'une façon à laquelle la plupart des gens n'auraient pas pensé.

Bien emballés et camouflés de façon créative, ces marchandises font partie des milliers de découvertes étonnantes faites par des responsables de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) tout simplement en examinant les colis destinés aux boîtes aux lettres de partout au pays.

«Pour une raison ou pour une autre, les gens s'imaginent qu'ils peuvent envoyer n'importe quoi par la poste», a affirmé Peter, qui travaille au centre de traitement du courrier de Mississauga (Ontario), par lequel passent 70 % des envois postaux entrant au pays.

«Vous n'entreriez jamais dans un aéroport avec un [fusil d'assaut] AK-47, mais il semble correct d'en envoyer un par la poste», a ajouté Peter, qui a demandé à ce que son identité ne soit pas rendue publique pour des raisons de sécurité.

Au fils de ses trois années au sein de l'ASFC, Peter a mis la main sur un assortiment d'armes, un buffet de stupéfiants et un certain nombre de colis «vivants».

«Il y a tout juste quelques jours, un des agents est arrivé et a dit qu'il y avait quelque chose qui bougeait dans un colis. Alors, nous l'avons passé aux rayons X, et il s'agissait de serpents vivants», a-t-il dit.

Il arrive parfois que des insectes soient placés dans un colis afin de blesser la personne à laquelle ce dernier est destiné.

«Nous avons eu des scorpions vivants se déplaçant dans des tubes et même des centaines de petites tarentules empilées dans un contenant en plastique», a indiqué Peter.

Avant même que la Société canadienne des postes ne se charge de distribuer le courrier et les colis, chaque envoi postal en provenance de l'étranger est examiné de près par les travailleurs de l'ASFC.

Les insectes mortels et les serpents ne sont pas les seules choses dangereuses que les employés des services frontaliers découvrent à l'occasion. Le centre de traitement du courrier de Mississauga a plusieurs fois été évacué à la suite de la découverte de colis contenant des bombes, des grenades ou des mines.


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