Opinion
À propos du congédiement du Dr Norman Cornett - McGill honore la liberté d'expression
Mots clés : McGill, Dr Norman Cornett, Université, Justice, Québec (province), Montréal
La lettre ouverte publiée dans votre édition du 11 juillet 2007 remet en question la décision de la faculté d'études religieuses de l'université McGill de ne pas offrir de contrat d'enseignement au Dr Norman Cornett pour l'année qui vient. Sur une base contractuelle, celui-ci a donné différents cours pendant plusieurs années à McGill.
Ces allégations atteignent McGill au coeur même de sa mission universitaire, puisque la liberté d'expression représente un ancrage essentiel de ses activités d'enseignement et de recherche. La direction de l'université tient à assurer, sans aucune équivoque, que les hypothèses soulevées n'ont absolument aucun fondement.
L'université McGill honore une longue tradition de respect et d'accueil sur un large spectre de théories, de modèles, d'idées et d'opinions à laquelle elle ne saurait renoncer sans renier sa vocation. Des obligations s'appliquent toutefois à tout le personnel enseignant afin d'éviter d'éventuels dérapages.
Sans verser dans les réponses à des rumeurs ou des ouï-dire, la direction de l'université a complètement revu l'application des règles en vigueur dans le cas précis du Dr Cornett. Aucune irrégularité n'est apparue à l'analyse attentive du processus suivi.
La faculté d'études religieuses désire continuer d'offrir des expériences d'enseignement à ses étudiants des cycles supérieurs en leur laissant la possibilité de donner des cours qui enrichissent leurs parcours de formation. La direction de McGill ne peut que soutenir ces initiatives dans le respect des règles et des procédures en vigueur.
L'université n'étant pas une organisation hiérarchique qui exerce son autorité et son contrôle sur les facultés, nous nous sommes assurés que la faculté d'études religieuses a appliqué les règles et les procédures dans le plus grand respect des valeurs associées à la liberté académique.
Les signataires de la lettre commencent leur lettre sur une citation d'un film basé sur un roman. Malheureusement, ce procédé délaisse l'analyse objective des faits qui font la différence entre la fiction et la réalité..

