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"Faire pipi plus loin"

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Luc Poudrier (vdaninsky@hotmail.com)
Envoyé Le vendredi 13 juillet 2007 19:00



Je ne savais pas que les pays faisaient entre-eux des concours de ce celui qui ferait pipi le plus loin, ou cognerait le plus fort ou encore celui qui aurait le plus gros canon. À en croire les promoteurs de guerres tel M. Spector la seule façon pour le Canada, ou tout autre pays, de rayonner parmi les nations du monde c'est de démontrer que l'on est prêt à faire la guerre, que l'on est prêt à tuer et à mourir. Serait-il possible de rayonner en partageant nos découvertes scientifiques, en accueillant plus de réfugiés, en aidant la négociation entre peuples ennemies?

Les Canadiens ont prouvé maintes fois leur sollicitude et leur courage, par leurs vaillantes participations aux deux grandes guerres, par notre contribution exemplaire aux nombreuses missions de paix de l'ONU, pour avoir soutenu la création d'organismes unificateurs tel la Cour Pénal International.

Si nous devions porter foi aux discours à la modes qui tonnent de tout coté, il n'y aurait que les soldats qui peuvent être des héros. Un médecin Canadien peux sauver des centaine de vie par années, un policier peut consacrer sa vie à combattre le crime et à aider ses concitoyens, une philanthrope peut se dévouer corps et âmes à aider les plus pauvres et les plus faibles de notre société mais selon la nouvelle pensée de nos dirigeants ils ne valent rien. Le "HÉRO" maintenant c'est le soldat. Le soldat qui risque sa vie pour combattre le terrorisme ou pour rétablir la démocratie ou peut-être est-ce pour défendre nos valeurs ou encore pour libérer le peuple Afghans ou peut-être serait-ce pour supporter nos partenaire de l'OTAN ou je ne sais plus quoi encore.

Le Canada n'a rien à prouver à qui que ce soit, pour dix nations qui nous bouderaient pour s'être retiré d'Afghanistan, vingt nous féliciteraient pour notre lucidité. Si c'est la menace des punitions économiques (que pourrait nous imposer les américains ou des partenaires de l'Otan) qui devait motiver notre obstination à poursuivre la mission en Afghanistan, je dis ayons le courage de se retirer et trouvons nous de nouveaux partenaires économiques (bien sûr il est possible qu'il ne proviennent pas du milieu pétrolier mais c'est possible).

Le courage ce n'est pas de faire comme le veulent nos alliés, le courage est de s'affirmer et de faire ce qui est JUSTE même si par cela nous devions nous mettre à dos nos alliés.

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