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Quand on croit que tout tombe du ciel, on ne pense pas à travailler
Je retiens particulièrement ses commentaires sur le vide idéologique. Tous nos dirigeants politique, actuels et aspirants, n'ont rien de motivant à présenter à la population. Nos dirigeants religieux regardent avec nostalgie le passé en oubliant une pensée rafraîchissante en psychologie : Régler ses problèmes plutôt que de les enfuir dans la pensée d'un dieu magicien.
J'habite un quartier parmi les plus pauvres au Québec. Or, que voit-on dans les journaux communautaires publiés à coup de subventions? On ne veut pas de nouveaux venus, surtout pas de nouveaux venus qui auraient le malheur d'acheter un condo de milieu de gamme. On s'oppose à tout projet de développement mais on réclame des coopératives d'habitation et des loyer à prix modiques. Dans le dernier projet de coopérative d'habitation qui a été approuvé près de chez moi, chaque logement coûtera quelque 160 000 $ en grande partie payé par des subventions des divers paliers de gouvernement. C'est autant sinon plus que ce que le travailleur moyen peut consacrer à l'achat d'une résidence.
Les groupes sociaux qui s'opposent à tout mais qui demandent toujours plus des gouvernements sont très bien organisés et savent se faire entendre. Et l'oreille des dirigeants leur est grande ouverte. Je suis parfaitement d'accord avec monsieur Rozon quand il dit que les groupes sociaux et autres représentants communautaires ont pris le contrôle des débats publics et, du même coup, la société en otage. Je le cite: «C'est fascinant: de plus en plus, la minorité parle pour la majorité et la majorité ne répond pas».
J'aime bien qu'il rappelle qu'au nom de la justice sociale, 40% de la population ne paie pas d'impôt tout en profitant de divers programmes sociaux. Ce n'est pas politiquement correct de le dire mais je le fais: Quand on reçoit tout cuit dans le bec sans avoir rien à faire en pensant que tout tombe d'un ciel quelconque, comment peut-on vouloir le développement et l'enrichissement de la société et désirer être participant et non éternel quémandeur.
Je n'ai malheureusement pas de solutions à proposer si ce n'est, comme le fait monsieur Rozon, souhaiter que ceux qui peuvent parler à la population et avoir une influence sur elles «devraient forcer la réflexion et imposer la remise en question d'un modèle de société qui pendant longtemps a fait école, mais qui peine aussi à se renouveler».
Que d'autres Rozon se lèvent et parlent haut.
