Live Earth - Le volet montréalais attire 12 000 personnes
Mots clés : changements climatiques, environnement, Live Earth, Musique, Spectacle, Montréal
Le méga-concert avait lieu dans neuf villes à travers le monde
Un peu plus de 12 000 personnes, selon les organisateurs, ont assisté samedi, dans le Vieux-Port, au volet montréalais du gigantesque événement mondial Live Earth visant à sensibiliser la population, entre autres, au réchauffement de la planète.Plusieurs autres artistes, dont Daniel Boucher, Éric Lapointe et Dan Bigras, se sont ensuite succédé sur la scène.
Un des organisateurs de la soirée «Montréal sur terre», Steven Guilbeault, du mouvement écologiste Greenpeace, s'est dit satisfait. «Le simple fait que l'événement se tienne est un succès en soi. On a tout organisé en à peu près un mois», a-t-il déclaré.
M. Guilbeault s'est également réjoui de la collaboration des artistes qui ont participé au concert. «On sent une volonté très sincère des artistes d'être ici. Ils sont contents d'être ici. Ils sont contents de participer à ça et de mettre l'épaule à la roue un peu.»
Dans le monde
Certaines des plus grandes stars du rock et de la pop se sont aussi mobilisées samedi à travers le monde, toujours dans le cadre de l'opération organisée par l'ancien vice-président américain Al Gore.
Des centaines de milliers de personnes sont venues assister aux concerts donnés successivement à Sydney, Tokyo, Shanghai, Hambourg, Johannesburg, Londres, Washington, dans le New Jersey et à Rio de Janeiro, et écouter The Police, Bon Jovi, James Blunt, Madonna, les Red Hot Chili Peppers ou encore Shakira, au total plus de 100 stars du rock mondial qui s'étaient mobilisées pour l'occasion.
Ce méga-concert planétaire dans neuf grandes villes a duré 22 heures au total et a pris fin sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro et dans le stade de football Giants Stadium, dans le New Jersey. Une foule de 600 000 personnes avait envahi la plage de Copacabana et près de la scène improvisée pour les rockers et autres chanteurs, des fêtards en bikini ou en maillot de bain sautaient dans les vagues.
L'événement, conçu sur le modèle du Live Aid de 1985 et du Live 8 de 2005, devait toucher près du tiers de la population mondiale via la radio, la télévision et Internet, selon les organisateurs.
À l'occasion du concert d'ouverture en Australie, Gore, qui a reçu l'Oscar du meilleur documentaire pour son film Une vérité qui dérange, est apparu en hologramme devant la foule pour délivrer un message universel.
«Il est temps maintenant de s'occuper de la planète», a-t-il martelé devant les 40 000 spectateurs rassemblés dans un stade, ajoutant que l'opération serait appelée à être renouvelée dans les trois ou cinq prochaines années.
Gore souhaite que tous les participants de Live Earth, artistes et spectateurs, fassent pression sur leurs gouvernements afin que ceux-ci s'engagent à réduire de 90 % les émissions de gaz à effet de serre dans les pays riches.

