Black Press fait durer le suspense autour d'Osprey

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Presse Canadienne
Édition du samedi 07 et du dimanche 08 juillet 2007

Mots clés : Quebecor Média, Black Press, Osprey, Économie, Média, Canada (Pays), Québec (province)

Le dépôt d'une offre améliorée n'est pas exclu

Le chef de la direction de Black Press, David Black, se garde bien d'adopter une stratégie ouverte, mais il pourrait annoncer la semaine prochaine s'il entre dans la course aux enchères avec Quebecor Média pour l'acquisition d'Osprey Media, qui détient certains des plus anciens journaux du pays.

Le dirigeant de cette entreprise de journaux hebdomadaires, dont le siège social se trouve à Victoria, affirme que sa décision est prise, mais qu'elle doit tout d'abord être entérinée par les actionnaires de la compagnie. «Je pense que le temps est venu pour moi d'examiner nos options et le détail de leur offre», a-t-il dit lors d'une entrevue hier.

Le refus de M. Black d'exclure catégoriquement le dépôt d'une offre améliorée en porte plusieurs à croire que le prix final de cette transaction n'est pas encore connu.

Le chef de la direction d'Osprey, Michael Sifton, précise que certains indices le portent à croire que M. Black présentera une nouvelle offre. «Il semble indiquer qu'il le fera probablement, donc nous devrons attendre de voir ce qui se produit», a-t-il dit.

Offre bonifiée de Quebecor

Jeudi, le conseil d'administration d'Osprey a accepté d'appuyer la nouvelle offre bonifiée de Quebecor Média, qui est de 8,45 $ par part. Le conseil est toutefois prêt à étudier une offre supérieure d'ici au 3 août.

Plus tôt jeudi, un tribunal de l'Ontario avait rejeté la requête de Quebecor Média dans laquelle la société réclamait que soit bloquée l'offre de Black Press pour Osprey Media. Quebecor soutenait que l'offre de Black Press devait être jugée irrecevable parce que Black Press avait supposément conclu des «accords» ou des «arrangements» avec l'éditeur torontois Torstar pour préparer son offre d'achat sur Osprey.

Selon Quebecor, l'accord moratoire que tous les acheteurs potentiels d'Osprey devaient signer leur interdisait de conclure des accords avec des tierces parties en vue d'acquérir la fiducie de revenu. Black Press et Torstar doivent être considérées comme des entités séparées même si Torstar est actionnaire à hauteur de 19,4 % de Black, a expliqué la semaine dernière Luc Lavoie.

Jeudi, le juge Colin Campbell a toutefois rejeté ces allégations de Quebecor, estimant qu'aucune preuve à cet effet n'avait été présentée.

Il a aussi conclu que rien ne démontrait que Black Press avait fait une offre seulement pour permettre à Torstar de mettre la main sur les actifs d'Osprey, comme le prétendait Quebecor, ni qu'Osprey avait violé l'entente de soutien qui la liait à Quebecor.

Le magistrat a décidé que les gestes du conseil d'administration d'Osprey avaient été «corrects et raisonnables».

Quebecor Média avait signé une entente avec le fonds de revenu Osprey en mai pour se porter acquéreur de ce dernier pour 7,25 $ par part. Cette offre avait été surpassée par l'offre de Black Press, qui était prête à verser 8,25 $ par part.

Osprey possède entre autres 20 quotidiens régionaux et 34 autres journaux, de même que d'autres publications comme des magazines.


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