Des mélèzes pour tous les goûts
Mots clés : feuillage, mélèzes, jardins, Agriculture, Québec (province)

Photo: Jean-Claude Vigor
Pour le reboisement, plusieurs hybrides entre le mélèze européen et le mélèze japonais, nommés Larix x eurolepi, sont utilisés.
Bon nombre de Québécois nomment le mélèze «épinette rouge». Cela vient du fait que les premiers colons français originaires du nord-ouest de la France connaissaient très peu les conifères. Le terme «épinette», utilisé un peu à toutes les sauces, a donc aussi servi à désigner le mélèze. Remarquez qu'il y a un vaste peuplement de mélèzes en France, mais peu de Normands, de Bretons, de Perches ou même de Vendéens connaissaient la forêt des Landes...
À la pépinière Au jardin de Jean-Pierre, on utilise depuis quelques années le mélèze laricin comme porte-greffe pour propager de nouvelles sélections à petits développements très rustiques. D'ailleurs, l'acronyme «STD» apposé à la suite du nom signifie «greffé sur tige». Toutes différentes par leur port, leur feuillage et leur forme inédite, voici quelques variétés de mélèzes qui deviendront les vedettes de votre jardin:
- Larix decidua «Hortsmann's Recurva» STD. Mélèze au port diffus, semi-pleureur aux branches tortueuses et au doux feuillage vert. Hauteur variable. Largeur: 1 m. Zone 3.
- Larix decidua «Pulii» STD. Mélèze au port pleureur étroit avec un doux feuillage vert tendre et des rameaux jaunes en hiver. Hauteur variable. Largeur: 60 cm. Zone 3.
- Larix x eurolepis «Varied Directions». Sélection au port étendu, branches à angles variés et au feuillage vert foncé. Hauteur variable selon la greffe. Largeur: 2,5 m. Zone 4. Exposition: soleil et mi-ombre.
- Larix laricina «Newport Beauty» et «Blue Dwarf». Mélèze laricin nain au feuillage vert bleuté, bon pour un endroit restreint. Hauteur (selon la greffe). Largeur: 40 cm. Zone 3. Exposition: soleil et mi-ombre. À noter que le «Blue Dwarf» est beaucoup plus bleu.
Larix x eurolepis «Blue Weeping» et «Stiff Weeping». Mélèze retombant, aiguilles bleues remarquables, très spectaculaire. Hauteur variable selon la greffe. Largeur: 1 m. Zone 3. Exposition: soleil et mi-ombre. «Stiff Weeping» est une nouvelle sélection à aiguilles bleues et beaucoup plus pleureuse.
Larix kaempferi «Diana» (Contorta). Ce mélèze possède des branches arquées, retombantes et tortueuses. Le feuillage, caduc, est d'un beau vert tendre et devient jaune or à l'automne. Agréable à regarder en toute saison. En hiver, ce mélèze peut devenir une véritable sculpture vivante. Hauteur variable selon la greffe. Largeur: 1 m. Zone 3. Exposition: soleil et mi-ombre.
Au jardin de Jean-Pierre, on a affaire à plus qu'une pépinière de production. Il s'agit en effet d'un mini-jardin botanique établi en pleine nature depuis 1978. Couvrant une douzaine d'acres, le site est sillonné d'agréables sentiers. À l'entrée, les jardins de démonstration s'étendent sur deux acres. Un rocher naturel, nettoyé et aménagé, constitue l'axe autour duquel d'autres jardins se sont greffés au fil des ans. Au centre du jardin, un assortiment de 2500 variétés de plantes et de fleurs des plus diversifiées vous attend, de même que trois acres de fleurs vivaces et annuelles, d'arbustes, d'arbres, d'arbres fruitiers, de grimpants, de rosiers et de conifères. Vous pourrez y choisir la perle rare qui ornera votre jardin. Enfin, l'aire de production en contenants s'étend sur une superficie de sept acres où on retrouve les arbres décoratifs, les conifères et les arbustes en culture. D'avril à novembre, les amateurs de plantes inusitées et les amis des oiseaux y découvriront un cadre enchanteur où un personnel accueillant saura répondre aux questions.
Cette pépinière se trouve à quelques minutes d'Acton Vale et de South Dunham. Vous y accéderez par une route de gravier. Mais je vous assure que vous ne serez pas déçus de votre visite et même que vous aurez envie d'acheter la compagnie...
Au jardin de Jean-Pierre
1070, rang 1 Ouest
Sainte-Christine, Québec
J0H 1H0
tél: (819) 858-2142
Courriel: jardin@jardinjp.com.
Site Internet: www.jardinjp.com.
Collaborateur du Devoir
Vous aimeriez que je traite d'un sujet en particulier? Vous désirez que je réponde à votre question? Vous acceptez que le jardinier prenne son temps? Écrivez-moi! jeanclaudevigor@videotron.ca
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Coup de coeur
À l'ombre des mélèzes, l'Hakonechloa macra «Aureola»
Voici une vivace à installer à l'ombre de votre mélèze. Il s'agit d'une petite graminée de 30 à 40 cm originaire du Japon. Les feuilles sont caduques et repoussent au printemps. Choisissez un sol frais, bien drainé, riche en matières organiques et toujours à l'ombre.
Si cette vivace est placée au soleil, le sol doit toujours rester frais. Comme cette plante croît lentement et qu'elle est sensible au froid, même si le spécimen est installé dans un jardin de Sainte-Christine (notre photo), une protection hivernale est souhaitable. Zones 4a et 4b.
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Les livres de la semaine
Potager sans souci
Philippe Asseray
Larousse, collection
«Les petits Truffaut»
120 pages, 2007, 15,95 $
Fleurs coup de coeur
Philippe Ferret
Larousse, collection
«Les petits Truffaut»
120 pages, 2007, 15,95 $
Truffaut a marqué l'histoire du jardin avec plus de deux siècles de passion pour la nature, soit 180 années consacrées à l'horticulture et au jardinage. Au XVIe siècle, des «Trouffot» cultivaient la truffe de terre, c'est-à-dire la pomme de terre. Le nom s'est ensuite transformé en Truffaut. En juin 1824, Charles Truffaut père (1795 -1864) créa, rue de Noailles à Versailles, le premier établissement spécialisé dans les légumes rares et les fruits frais. À cette époque, le chemin de fer n'existait pas et les diligences étaient lentes et coûteuses. Le grand luxe des gens plus fortunés consistait alors à offrir à leurs amis, hors saison, des légumes rares et des fruits frais. C'est alors que Charles Truffaut, horticulteur maraîcher, a obtenu des fraises forcées, des raisins, des melons et des ananas pour satisfaire cette clientèle en quête de rareté.
Aujourd'hui, on dénombre près de 50 jardineries Truffaut en France.
Cette collection de huit titres baptisée «Les petits Truffaut» s'adresse aux amateurs qui font leurs premières armes... dans le domaine du jardinage. Évidemment, ils ont été rédigés de façon à donner le goût de jardiner en n'indiquant que les éléments essentiels pour réussir un beau jardin. Pour faire un jeu de mots facile, ces petits Truffaut sont... truffés de petits conseils judicieux. Quand aux abondantes illustrations et photographies, j'y reconnais la qualité Larousse. Maintenant, comme pour tous les livres, même lorsqu'ils sont québécois, des ajustement s'imposent, le climat et les microclimats étant différents d'une région à l'autre! Quant aux variétés recommandées, je suis souvent surpris de constater que, bien souvent, elles sont les mêmes d'un pays à l'autre. Voilà un autre signe de la mondialisation des produits de l'horticulture.
Dans la même collection: Balcons fleuris, Irrésistibles roses, Plantes d'intérieur, Taille inratable, Orchidées faciles et Bassins tout simples.
En visitant ce site, vous pourrez apprécier de nombreux conseils: www.truffaut.com/conseils.
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La semaine du jardinier
- Samedi 7 juillet, Saint-Raoul. Normalement, on élimine les inflorescences de la rhubarbe puisqu'elles épuisent inutilement le plant et favorisent la fanaison des feuilles. Arrosez abondamment afin que la plante fasse de bonnes réserves dans ses racines pour assurer une belle croissance au printemps prochain.
- Dimanche 8 juillet, Saint-Thibault. C'est à Thibault IV de Champagne qu'on doit une variété de rose à fleurs semi-doubles (Rosa gallica) rapportée de Terre sainte en 1240. Le commerce prit une extension considérable: pétales séchés, parfums, confitures, extraits d'eau de rose... On raconte qu'Édouard de Lancastre, faisant marché à Provins, près de Paris, rapporta en Angleterre le précieux rosier.
- Lundi 9 juillet, Sainte-Amandine. Ce printemps, j'ai acheté des tubercules de zantedeschias (arum). Comme ils aiment les sols frais, j'ai tapissé le trou de plantation d'un sac de plastique sans percer de trou au fond. Je les ai plantés dans un bon mélange pour plantes de sols humides et le tour était joué... La création d'une assise étanche garantira une certaine fraîcheur aux racines mais permettra surtout de réduire les fréquences d'arrosage!
- Mardi 10 juillet, Saint-Ulrich et Sainte-Félicité. Belle soirée de pleine lune sur le balcon... à compter les lucioles. Certaines femelles ont une façon particulière de chasser leurs proies. Elles imitent le signal lumineux d'une autre espèce afin d'attirer un mâle, qu'elles dévorent ensuite. Même chez certaines lucioles, il n'y a pas de moralité! D'où le dicton de la luciole mâle: «Il faut se méfier de tout ce qui brille!»
- Mercredi 11 juillet, Saint-Benoît et Saint-Savin. Il fait très chaud! Mais il y a 25 millions d'années, des magnolias fleurissaient au Groenland. D'ailleurs, «Groenland» signifie «terre verdoyante»! Qu'ils soient causés par l'homme ou pas, les changements climatiques, il faut faire avec. D'ailleurs, sur la rue Sainte-Catherine, à Montréal, j'ai vu de nombreux palmiers, pour le plus grand bonheur des petits et des grands! Mais attention à la chute des noix de coco!
- Jeudi 12 juillet, Saint-Olivier. Les cendres de foyer contiennent de la potasse en bonne quantité, très soluble dans l'eau. Diluez un kilo de cendre dans dix litres d'eau. Remuez énergiquement à plusieurs reprises, puis laissez décanter. Ensuite, filtrez et arrosez les plants de tomates deux fois par mois à raison de 200 à 300 ml par plant. Dans un contenant fermé, cette solution se conserve indéfiniment.
- Vendredi 13 juillet, Saint-Henri et Saint-Joël. Allez, bonne fête, mon cher Joël Le Bigot! N'oublie pas de surveiller tes bibittes à patates... OK! Je sais, tu t'en moques: tu navigues quelque part sur la grande bleue!
Vos réactions
erreur dans l'adresse du site internet - par Murielle Dumas
Le samedi 07 juillet 2007 14:00

