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Et si c'était l'accommodement zéro?
Le Québec veut bien accueillir en nombre raisonnable, assimilable , des individus qui désirent devenir québécois. La notion de diversité culturelle est étrangère au Québec car elle est imposée du dehors par la Constitution canadienne de 1982, ainsi que par les jugements de cours extérieures au Québec. Aussi le voeu naturel des Québécois, c'est que les immigrants s'assimilent à nous, ce qui veut dire adopter la langue, la culture, les moeurs de la société d'accueil. Bien sûr, l'on comprend que les nouveaux arrivants aient des souvenirs, des nostalgies et que dans la première génération il y ait des survivances de leur pays d'origine. Mais toutes les manifestations d'appartenance ou de survivance d'appartenance étrangère doivent rester strictement privées. Dès que l'espace public est envahi par des signes étrangers, tels kirpan, hijab, burka, costumes hassidiques, etc., le Québec se sent agressé par ce refus manifeste d'intégration, par cette volonté insolente de transporter ici à l'identique le pays d'origine. Immigrer signifie que l'on a choisi de quitter son pays et d'en adopter un autre. Il ne suffit pas de respecter superficiellement les lois et les règlements, - comment qualifier le cas hassidique? -, il faut aussi respecter les Québécois historiques. En effet, le port de ces signes a un sens politique et est perçu par le Québec comme une tentative de détruire notre identité nationale, avec malheureusement la complicité de ceux qui devraient nous défendre, c'est-à-dire de « nos » gouvernants. À l'encontre de ce que peut prétendre un Gérard Bouchard, l'identité québécoise n'est pas à construire, elle existe déjà et a une assise à laquelle doivent se ployer les arrivants de tous horizons. C'est en s'assimilant à nous que les immigrants peuvent nous enrichir, leur culture d'origine devenant une pigmentation subliminale jouant comme des harmoniques au son fondamental. Du reste, il faut être ignorant et inculte pour prétendre que toutes les cultures sont égales. La culture occidentale, dont la culture française est l'expression la plus élevée, a démontré expérimentalement, si l'on peut dire, une supériorité écrasante sur toutes les autres, tant par sa vision du monde que par ses réalisations dans les domaines de la pensée des arts et des sciences et des techniques. Le problème du Québec, c'est que le système d'éducation ne la transmet que de façon partielle et déformée et souvent nulle. Au surplus, les cultures ne s'additionnent pas, elles s'annulent parce que chacune, à sa façon, mais inégalement, constitue une vision cohérente et complète du monde. Les gouvernants du Québec ont agi avec une légèreté criminelle en autorisant un niveau d'immigration qui menace de destruction le tissu biologique, social et culturel de la nation. Il faut donc restreindre le nombre des immigrants afin de n'en accueillir que le nombre que l'on peut assimiler. Une proportion de 15% par unité territoriale, et par génération, représente la limite naturelle de tolérance d'une culture à laquelle l'histoire a déjà donné un visage plénier. Il faut de plus n'accueillir que des types humains et des cultures intellectuelles et religieuses compatibles avec notre histoire et notre tradition. Or ni l'Islam, ni le Judaïsme, n'ont démontré qu'ils étaient aptes à se fondre aux Québécois. La situation actuelle conduit tout droit à l'anarchie sociale par une juxtaposition de ghettos. Faut-il rappeler que ce que l'on appelle « racisme », notion bien vague, à acceptions multiples et confuses, est très souvent la conséquence d'un état de choses et non la cause de celui-ci. On ne saurait sans malhonnêteté sonner le tocsin de l'intolérance et du racisme pour culpabiliser les Québécois de vouloir que le Québec reste lui-même et évolue dans la ligne de la culture occidentale et française. Cela suppose que les immigrants respectent le caractère culturel propre au Québec, qu'ils se disposent à l'acquérir et que l'on y veille avec soin et force. Que les lois et les règlements leur interdisent clairement d'afficher sur la place publique toute forme de persistance du monde étranger dont ils proviennent. C'est la condition sine qua non de leur acceptation par le Québec et d'un réelle intégration de leur part.
Le seul accommodement qui soit raisonnable et conforme à la volonté des Québécois, c'est l'accommodement zéro. H.L.
