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Oui parlons en de l'éducation populaire...!

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Luc Boivin
Envoyé Le mercredi 04 juillet 2007 12:00



"Le SPQ libre est un organisme à but non lucratif visant à faire de l'éducation populaire"

Depuis plus de 30 ans, la menace de l'option « séparatiste »,objectif #1 du PQ, maintient un climat d'incertitude qui nuit au développement et à l'économie du Québec. Nombre d'entreprises ou leurs sièges sociaux ont déjà quitté pour s'installer ailleurs. D'autres investisseurs boudent le Québec. Justifier de faire l'indépendance passe par la transparence, la vulgarisation comparative des avantages et les inconvénients, une expertise réelle démontrant les finances avant et après pour prouver comment les citoyens amélioreraient leur vie sur les plans économiques, sociaux et culturels, non pas seulement sur le plan patriotique. Les souverainistes tentent d'entraîner les Québécois dans un giron émotif pour obtenir un contrat en blanc mais les Québécois ont aussi une raison et des questions:
Le retrait et l'évitement des investisseurs avant et suivant un référendum :
 Ralentissement de l'économie;
 Pertes d'emplois, combien?
 Baisse des revenus de l'état;
Vulnérabilité du Québec et précarité de ses finances:
&#61485; Le Québec est endetté de 123 G$ soit plus de 44% de son PIB. Quel serait son nouveau taux d'endettement avec sa part de la dette fédérale soit 23.5% de >< $500 G$ = 118 G$ = 241 milliards?
&#61485; Quelle décote de crédit (Moody's) subirait le Québec et quelles conséquences sur les taux d'intérêts sur la dette du Québec ($123 G$ à 7% coûtent déjà 8.6 G$(3ième dépense) annuellement, qu'en serait-il avec 241 G$ à un taux d'intérêts plus élevé?
Effets cumulatifs et aggravants des facteurs suivants sur les finances du Québec :
&#61485; Exclusion du Québec de l'ALENA :
&#61607; Baisse des échanges commerciaux;
&#61607; Baisse du PIB et chômage accru;
&#61485; L'éventuel refus du Canada de l'usage de la monnaie Canadienne au Québec pour protéger la valeur monétaire canadienne à l'internationale :
&#61607; Coûts de création d'une monnaie Québécoise;
&#61607; Incertitude quand à la valeur internationale d'une monnaie Québécoise;
&#61485; Perte des garanties de l'assurance dépôt Canadienne sur les placements faits au Québec ;
· Transfert d'actifs Desjardins et autres institutions financières Québécoises vers des Banques à charte Canadiennes;
&#61485; Gel des actifs des Québécois par le Gouvernement du Québec pour limiter la fuite des capitaux;
· Conséquences économiques des fuites de capitaux avant le gel;
· Exode d'un certain nombre de québécois avec leurs capitaux pour conserver leur citoyenneté Canadienne et protéger leurs actifs;
· Perte subséquente de main d'oeuvre compétente;
· Perte des revenus fiscaux directs (Taxes et impôt) et indirects (ralentissements économiques);
· Baisse de la valeur marchande des propriétés (offre supérieure à la demande), mise en réserve foncière et/ou expropriations par l'état;
&#61485; Rapatriement au Québec des fonctions et obligations sous gouverne fédérale, (organismes et ministères) augmentant les charges financières du Québec ;

· Rivalités entre fonctionnaires fédéraux Québécois rapatriés et les fonctionnaires provinciaux pour un nombre moindre d'emplois au total;
&#61485; Perte des transferts fédéraux de Péréquation, le Québec recevant plus que ce qu'il contribue (5.48G$ soit 48% au national);
· Difficultés voire impossibilité de maintenir les coûteux programmes sociaux tels Éducation, Santé, RRQ, CPE, **, Congés parentaux etc.., ;
Mésententes avec les peuples Autochtones du Québec qui tiennent au Canada :
&#61485; Conditions troubles pour des négociations concluantes égard aux droits et traités;
&#61485; Contestations (partition) dans les zones territoriales Autochtones, entraînant des crises majeures de la gestion et l'exploitation des ressources naturelles et hydrauliques au Québec;
Perturbations du climat social :
&#61485; Déchirures entre régions souverainistes et fédéralistes donnant lieu à une polarisation (partition) dans certaines régions du Québec;
&#61485; Éloignements et éclatements pour certaines familles;
&#61485; Insécurité et morosité au sein du monde du travail menacé de pertes d'emplois et dans les relations du travail en général;
&#61485; Explosion de la criminalité (économique et sociale) due aux perturbations ;
&#61485; Suspension des droits civils par l'état pour contrôler le désordre public;
Avec une marge de manoeuvre déficitaire, où l'état trouverait t'il l'espace financier pour investir dans des solutions économiques en années aussi cruciales devant tant de défis pour le Québec incluant entre autre la sortie massive du marché des « Boomers » , la concurrence internationale, l'éducation, l'environnement etc.? Les pertes de capitaux n'auraient-elle pas pour résultat que l'état serait dans l'obligation de prendre en charge une certaine part de l'industrie et du commerce pour éviter les fermetures et soutenir l'économie? À quoi ressemble une telle prise de contrôle en monopoles d'état, si ce n'est à un régime socialiste outrancier?
Nul ne peut prévoir le niveau de gravité qu'atteindra chacun de ces facteurs comme personne ne peut affirmer que ces choses ne se produiront pas, pourtant, le budget souverainiste de l'an un, se disant transparent, en faisait abstraction totale, certains minimisant les faits en parlant de quelques perturbations. Nos acquis (prospérité, liberté de vie et d'expression, paix, filet social complet) seraient hautement risqués par un jet de dés sur la table du casino « séparatiste ». Alors, pour quels avantages miser sur la souveraineté considérant ce que le Québec pourrait devenir en enrichissant son alliance constitutionnelle avec tout le potentiel que recèle un Canada d'ouverture, ce qui s'est déjà révélé avec les Conservateurs à Ottawa.
Si d'autres jeunes pays ont accédé à l'indépendance, fuyaient-ils une qualité de vie aussi enviable qu'au Québec? Et pourquoi sont-ils majoritairement en train de se rallier à l'Union Européenne? L'indépendance n'est-elle pas plus liée à la prospérité qu'à un statut nationaliste? L'endettement et la faiblesse économique d'un pays ne le mettent-elle pas à genoux devant ses créanciers, donc encore plus dépendant et moins souverain?
L'option souverainiste ne sera abordable que lorsque ces questions seront répondues de façon satisfaisante avec preuves à l'appuie. . Un retour en arrière ne sera pas possible au lendemain d'un référendum « dit gagnant avec 50%+1 des votes au lieu de 50%+1 des électeurs inscrits », soit un résultat litigieux et source de graves conflits.

Est-ce que M. Morisette a des réponses a ces questions ?

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