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Riverains, cible facile!

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Robillard Mariane (arlsc@ccapcable.com)
Envoyé Le mercredi 04 juillet 2007 16:00



Il souvent très facile de rejeter tout le blâme sur les riverains comme ceux du lac St-Charles, réservoir d'eau potable pour la Ville de Québec. Cible de choix par les villes et les municipalités, les riverains sont pourtant les premiers intéressés à garder un lac en santé.

Malheureusement, les villes, les municipalités et les gouvernements oublient de cibler toute l'urbanisation qui se trouve éloigné des cours d'eau, mais qui déverse, via les canaux pluviaux, d'importantes quantités de phosphore dans les lacs du Québec, car rappelons-le, tout ce voisinage est loin d'être soumis à une réglementation face à l'épandage d'engrais, comme le sont la plupart des riverains.

Et quand un bassin versant comme celui de la Rivière-Saint-Charles compte à proximité des cours d'eau 11 terrains de golf, Pourquoi la Ville de Québec tolère une telle incohérence?

Je ne vois pas où M. Fernand Trudel, qui a écrit son commentaire sur cet article, détient son information quant à la possibilité d'utiliser de petits moteurs hors-bord au lac Saint-Charles. Personellement, je crois qu'il fait erreur. Seuls les moteurs électriques sont permis dans ce lac.

Et quant aux fosses septiques, il est important de signaler que la plupart des riverains du lac Saint-Charles sont reliés au réseau d'égouts de la Ville de Québec, ce qui n'est pas le cas des résidences de son bassin versant, principalement le long de la rivière des Hurons à Stoneham.

Une solution aussi drastique que d'exproprier les riverains ne fonctionnerait pas car les cyanobactéries continueraient à recevoir suffisamment de phosphore de toute part pour créer leur fleur d'eau. Le problème doit être pris dans son ensemble comme le signal le rapport Demard si l'on veut aboutir à des résultats positifs. Il faut partir en amont du problème, soit dans le bassin versant du lac!

Il est vrai que certains riverains n'ont ni arbuste ni arbre au bord du lac Saint-Charles, mais il est important de noter qu'ils représentent une minorité. Depuis le début de la colonie, le couvert forestier des alentours du lac Saint-Charles n'a jamais été aussi étendu, puisqu'à l'époque, tout le tour du lac n'était que terres agricoles. Mais pour boiser les rives dénudées du lac, encore faut-il que la Ville de Québec commence par accepter de rencontrer ces citoyens riverains dans ce dossier, ce qu'elle a refusé récemment.

À travers le Québec, depuis plusieurs années, les associations de riverains dénoncent les inactions des villes, municipalités et gouvernements. Face aux riverains, je vous rassure, depuis que l'intérêt public porte enfin son regard sur les problématiques des lacs au Québec, ils seront considérés, désormais, comme les meilleurs chiens de garde.

Mariane Robillard
Riveraine du lac St-Charles



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