Complexe Turcot - Québec confirme la reconstruction des échangeurs
Mots clés : échangeurs, Complexe Turcot, Construction, Réseau routier, Montréal
Québec a finalement confirmé la reconstruction complète des échangeurs Turcot, La Vérendrye, Angrignon et Montréal-Ouest, un vaste chantier de près de 1,5 milliard de dollars.
Le complexe Turcot comprend pas moins de 28 structures et 25 voies ou bretelles, soit l'équivalent en superficie de 23 terrains de soccer.
Il s'agit de «l'un des chantiers les plus importants qu'ait connus le Québec depuis les 30 dernières années», a indiqué hier la ministre des Transports Julie Boulet, au cours d'une rencontre avec la presse aux côtés de son collègue du Développement économique, Raymond Bachand, et du maire de Montréal, Gérald Tremblay.
D'une structure aérienne pouvant atteindre 30 mètres de haut, on passera à une structure surtout au sol.
La ministre Boulet a souligné qu'il s'agissait de «la solution la plus économique à long terme», notamment parce qu'en abaissant les structures surélevées, cela réduira les coûts d'entretien. De plus, a-t-elle noté, la formule choisie est «plus respectueuse des paysages et de l'environnement».
L'échangeur Turcot avait été construit en 1966-67. Il était reconnu pour son apparence peu attrayante, gênant la vue. Le maire Tremblay a lui-même évoqué «des spaghettis de béton».
Le principal défi sera de maintenir la fluidité de la circulation pendant ces longs travaux. Plus de 280 000 véhicules y circulent quotidiennement, dont 25 000 véhicules lourds, a précisé le sous-ministre par intérim pour la région, Henri Gilbert.
Artère vitale pour la circulation dans la région de Montréal, cet échangeur assure le lien entre les autoroutes 20, 720 et 15.
La ministre Boulet a fait savoir que le gouvernement ignorait encore s'il choisirait la formule de partenariat public-privé pour cet énorme chantier.
«Toutes les options sont sur la table», a-t-elle affirmé après sa conférence. Les PPP ne sont donc «pas exclus» à ce stade-ci. Toutes les formules devront auparavant être étudiées par le gouvernement avant de trancher. Elle a toutefois assuré qu'il n'y aurait «pas de péage».
Des expropriations seront nécessaires pour mener à bien cette construction. Elles sont à 80 % industrielles, a noté la ministre Boulet.
Le projet en est actuellement à l'étape des études environnementales, selon le calendrier de réalisation. L'autorisation par décret est prévue en décembre 2008. La construction devrait débuter en juillet 2009 pour prendre fin en juillet 2015.
Les Montréalais subiront donc en même temps le développement de plusieurs chantiers à cette époque, dont celui de l'autoroute 30 qui doit permettre de contourner Montréal, du complexe Turcot, des centres hospitaliers universitaires de Montréal et McGill, de l'autoroute Bonaventure et de l'autoroute 25 dans l'Est.

