Bien que la situation se soit améliorée, de façon générale au Québec, la pénurie de logements porte encore sur les grands logements et les logements abordables, conclut l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques.
Dans sa note publiée hier, à quelques jours de la date fatidique du 1er juillet, jour du déménagement au Québec, l'institut confirme que malgré le «desserrement» du marché du logement en général, au Québec, des problèmes d'accessibilité demeurent, frappant les familles nombreuses et les familles à faible revenu. La situation s'est ainsi améliorée à Montréal, avec un taux d'inoccupation moyen des logements de 2,7 %, mais elle continue d'être serrée à Québec, Trois-Rivières et Sherbrooke, avec des taux respectifs de 1,5 %, 1 % et 1,2 %. On considère que le point d'équilibre entre l'offre et la demande est atteint à 3 %, en général. Les chercheurs signalent que le taux d'inoccupation des logements dont le loyer mensuel est inférieur à 500 $ est sous la barre de 1,4 % dans tous les grands centres du Québec. Au cours d'une rencontre avec la presse hier, un des deux chercheurs, Philippe Hurteau, a reconnu que ces constatations datent déjà de quelques années. Mais selon lui, cela ne fait que prouver que le problème n'est pas réglé. «C'est triste mais c'est un peu ça.»