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La culture : comment s'en débarasser
Par exemple, dans le Tennessee , la culture est une industrie payante. Studios d'enregistrement, Hall of Fames, spectacles Honky Tonk ou musées privés ( quelques fois bizarres ) abondent. L'État et les villes ( Nashville, Memphis) accordent bien volontiers des subventions et des réductions de taxes.
Mais à part «ze» bibliothèque à coté du Capitole à Nashville, allez donc en trouver une publique à Chattanooga (160.000 habitants ) ou dans la plupart des quartiers surtout pauvres de Memphis ! En dehors des éditeurs de musique, allez donc trouver une maison d'éditions, une maison de la poésie ou de la culture, hors de l'université
Car la culture est devenue un nom générique pour un commerce rentable. Les conseils des arts locaux sont devenu des C,A style Jean Charrest : tout en PPP ! Or le PPP ne peut exister que les projets sont rentables - ou suscitant des bénéfices marginaux tels que les diminutions d'impôts étalés via une fondation -
Si cette politique de partenariat avait été appliqué à Montréal, croyez-vous qu'il y aurait autant de compagnies de ballet, de théâtre. de musées à Montréal ? Le fait même de l'envisager risque de donner des idées à Patapouf ( Jean Charrest pour les intimes ) qui a déjà une esquisse de guichet unique via le C.A.L.Q.
Il suffit de modifier quelques règlements, de permettre aux bienfaiteurs d'avoir voix au chapitre, non seulement pour les subventions et le produits des taxes culturelles, ce qui saurait tarder, mais pour aussi la planification de la politique municipale de la «culture » et le tour est joué, Si certains arrondissements veulent absolument des activités culturelles,ils n'ont qu'à les financer via leurs budgets propres...
Finalement «le véhicule » de Mr Benoît Labonté, aussi pétulant et imaginatif qu'il soit, ira, non pas où les créateurs voudraient, mais où les patrons de la «pompe à phynance » le désirent. La dessus, cornecul! vive le Père Ubu !
François Piazza, écrivain
