Bombardier s'allie à Siemens dans l'espoir de rafler un projet au Royaume-Uni

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Édition du mercredi 27 juin 2007

Mots clés : Royaume-Uni, Siemens, Bombardier, Économie, Québec (province)

Bombardier Transport vient de former, avec son rival allemand Siemens et d'autres partenaires, un consortium visant à rafler un important contrat de construction de voitures de train au Royaume-Uni.

Le projet, lancé par le ministère britannique des Transports au nom des opérateurs ferroviaires privés, prévoit la mise en service et l'entretien de 500 à 2000 nouvelles voitures sur une période de 30 ans.

Dans un document rendu public en mars, le ministère précise que le projet, baptisé Intercity Express Programme (IEP), sera possiblement «la plus importante initiative d'investissement dans du matériel roulant au Royaume-Uni depuis plus de 30 ans».

L'IEP prévoit la construction de voitures électriques, au diesel et hybrides, ce qui rend le projet «complexe», a précisé hier dans un entretien téléphonique David Slack, porte-parole de Bombardier.

L'échéancier du programme pose aussi un défi: les premières voitures devront rouler en 2012, un laps de temps relativement court pour un projet de cette envergure. Bombardier et Siemens se partageront moitié-moitié le travail à effectuer.

On s'attend à ce qu'un autre concurrent de Bombardier, la française Alstom, se joigne elle aussi à un consortium pour ce projet.

Pour l'instant, le budget de l'IEP n'a pas été rendu public, mais Londres devrait donner des indications à ce sujet au courant de l'été.

Les consortiums devront soumettre leurs projets détaillés au printemps prochain. Le contrat sera accordé à l'hiver 2008-09.

Si le consortium de Bombardier remportait la mise, cela représenterait des centaines de millions de dollars de revenus, voire des milliards, pour l'entreprise montréalaise. Les voitures seraient assemblées presque exclusivement au Royaume-Uni, où Bombardier compte plusieurs usines.

L'année dernière, Bombardier a conclu un contrat de près de deux milliards de dollars pour la livraison de 172 rames automotrices destinées à la banlieue de Paris, avec possibilité de construire 200 rames additionnelles pour un montant de près de deux milliards de plus.

Les autres partenaires de Bombardier et de Siemens au sein du consortium, nommé Express Rail Alliance, sont Angel Trains, un bailleur ferroviaire détenu par le groupe Royal Bank of Scotland, et Babcock & Brown, une firme d'investissement australienne.

Hier, le titre de Bombardier est demeuré stable, à 6,25 $, à la Bourse de Toronto.


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