Monsieur Archambault, je comprends votre point de vue par rapport à l'opportunité intéressante de générer de nouveaux revenus pour la Ville de Montréal, qui, nous savons, souffre actuellement de problèmes financiers importants. Toutefois, je ne suis pas d'avis que pour pallier à cette situation la solution soit de sacrifier notre paysage urbain. Je suis donc toute à faite d'accord avec André Poulin, directeur général de Destination centre-ville, qui affirme que «si l'on veut une qualité de vie, il ne faut pas imiter ce que les grandes villes font. Venir au centre-ville de Montréal, ce n'est pas pour être assailli par de la pollution visuelle. Il faut protéger les gens contre l'envahissement commercial». Par ailleurs, même si la ville obtient un financement de plus par ce moyen, avez-vous pensé aux conséquences à long terme de ce tel genre d'affichage ? De plus, est-ce que vous croyez vraiment que les revenus obtenus permettraient réellement de maintenir ou de diminuer les impôts des contribuables montréalais ? Et finalement, croyez-vous vraiment, comme vous l'avez mentionné en comparant le projet d'affichage avec le projet du Casino, qu'en donnant le feu vert au projet d'affichage que cela permettrait une avancée sociétale montréalaise ?