Labrador - Les Inuits espèrent que l'essence Opal pourra aider les jeunes
Mots clés : Inuits, Opal, drogue, Jeunesse, Autochtone, Terre-Neuve et Labrador (province)
Edmonton -- Les autochtones du Labrador espèrent qu'une nouvelle essence -- l'Opal, qui n'intoxique pas ceux qui en inhalent -- pourra aider à enrayer un problème persistant chez les jeunes de leurs communautés.
L'essence Opal a été développée pour répondre partiellement à un problème d'inhalation de vapeurs d'essence dans les communautés autochtones australiennes, un problème qui fait aussi rage depuis longtemps dans les communautés autochtones du Labrador.
En 2002, toute la communauté autochtone de Davis Inlet avait été délocalisée après que des images montrant des enfants inhalant des vapeurs d'essence eurent fait le tour du monde. Seulement trois ans plus tard -- et après avoir dépensé 160 millions en coûts de délocalisation --, le chef de la nouvelle communauté, installée à Natuashish, a été forcé d'admettre que le problème était à nouveau incontrôlable.
Le cas australien
Au printemps dernier, une délégation composée d'Innus, d'Inuits et de représentants du gouvernement s'est rendue en Australie, afin de prendre connaissance de l'effet de l'essence Opal dans ces communautés. «Là où le produit est disponible, l'inhalation de vapeurs d'essence n'est plus un problème, a déclaré Daniel Pottle, instigateur de cette délégation canadienne et membre du gouvernement du Nunatsiavut. Cette essence nous a laissé une très bonne impression.»
En Australie, l'essence est offerte aux communautés qui en font la demande, pourvu que des programmes de traitement de cette accoutumance soient en place. Le coût excédentaire de l'essence -- 30 cents le litre -- est assumé par le gouvernement australien.
Bien que l'efficacité de l'Opal n'ait pas été testée par températures froides, M. Pottle souhaiterait qu'un programme du même type soit instauré ici. «Nous présenterons des propositions à différents niveaux de gouvernement pour qu'une telle initiative voie le jour», a ajouté M. Pottle, spécifiant que ces propositions devraient être prêtes vers la fin de l'été.
BP est en contact avec le groupe de M. Pottle et, selon Mme Perry, la pétrolière serait prête à collaborer avec un autre raffineur -- même à fournir gratuitement la formule de l'Opal. «Nous serions très ouverts à ce qu'une autre compagnie produise cette essence. »

