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Grève à STM : du droit en principe au nécessaire «accommodement» en pratique

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Denis Beaulé
Envoyé Le mardi 27 novembre 2007 15:00



Vrai qu'on devrait continuer d'avoir le droit de faire la grève dans le transport en commun. En principe du moins. Ce qui ne signifie pas qu'il puisse s'avérer couramment judicieux d'exercer un tel droit par ailleurs. Il n'est quasi jamais légitime ou sensé de recourir à ce genre de moyen de pression dans une ville telle Montréal par exemple. Ce droit ne devrait subsister qu'en cas d'abus grave (éventuel) de l'employeur et ne se voir exercé, donc, qu'exceptionnellissimement (i.e. une fois par siècle environ).

Pourquoi ? Pour les raisons que l'on connaît: excès de pollutions de toutes sortes et de leurs conséquences, excès de pertes de temps ou de revenus (pour les plus démunis notamment), etc. C'est l'excès, en effet, qui se trouve en cause en cette matière. Comme en maintes autres. L'avortement est légal, mais il y en a trop. La circulation automobile est légale, mais il y en a trop.

Voilà pourquoi si le droit à la grève dans le transport en commun demeure en principe souhaitable, son exercice, lui, devient de plus en plus intolérable. Et voilà pourquoi, donc, enfin, en ce domaine aussi s'impose-t-il de trouver des «accommodements raisonnables», équilibre et modération. Autrement dit, devoir pour tous de s'évertuer à trouver moyen d'établir des conventions, sans grève (99 ans par siècle là où celle-ci ferait trop mal ou paraîtrait bien mal...).

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