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Bagosse et sénélité précoce

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Gerry Pagé
Envoyé Le mardi 26 juin 2007 00:00



Est-il encore opportun de rappeler aux saoulons et bougons de l'orgiaque basquaise du 24 juin qui souillent et couvrent de honte autant le «Patron» que l'«Idéal» des Québécois, qu'ils ont la «mémoire du souvenir» très encrassée et probablement atteinte de la sénilité précoce, cet effet secondaire de la bagosse, le stupéfiant analgésique de leurs complexes et l'euphorisant élixir de leurs partouzes du 24 juin, ce grand cul-de-sac de l'ASSEMBLÉE NATIONALE des accros du Québec? Quant à leur «mémoire du rappel», celle du premier niveau, elle semble sérieusement amochée pour ne pas dire irréversiblement atrophiée. Ceux-là et celles-là (nouvelle tendance de l'égalité intégrale) sont un mélange des générations du «Je ne me souviens guère», du «Je ne m'en souviens plus» et du «J'ai décidé d'oublier» ...

En raison de la multiplicité des agendas externes et souvent branchés aux «moteurs de la manipulation» et aux «robots des diktats sur-médiatisés», la «mémoire du souvenir», cette faculté de l'oubli, est régulièrement sollicitée et même inconsciemment déclenchée. À titre d'exemple, l'agenda du «24 juin», cette date butoir des bacchanales coloniales qu'idéalisent les toxicos du profond Québec des dépendants accros de l'intoxication séparatiste, occupe le TOP du palmarès. Ce moteur des «pures et dures» spécialistes des manipulations tordues, déclenche et commande la beuverie de la plèbe patriotarde, tout en réactivant les «souvenirs de la morbide dépendance» dans laquelle se vautrent si bassement les «colons et conquis hébétés» dont les cohortes déferlent, hurlent, rendent hommage à l'ébriété, vomissent leurs malaises et pissent leurs aises sur le Fleur de Lysé, leur drap d'une nuit. C'est ce que Québec a vu, entendu et subi, le soir du 23 et toute la nuit jusqu'au soleil levant du 24 juin 2007. Le Parc des Champs de Bataille Nationaux était, pour l'occasion, une chiotte à ciel ouvert, un Old Orchard Beach de comateux que le soleil prenait un malin plaisir à griller.

À l'opposé, la «mémoire du rappel» exige, quant à elle, que tous ceux qui en sont doués, la grande majorité appelée masse critique des silencieux, fassent l'effort d'activer leur «mémoire vive», celle qui les distingue et les stimule, celle qui sélectionne des faits précis qui vont habituellement dans le sens de l'élégance remarquable d'une stature qui a résisté à l'usure de tout ce temps de leurs jeunes 400 ans.

Malgré cet ombrageux tableau d'une ténébreuse imbécillité maintenant gavée et saoulée par la propagande séparatiste des «nationaleux et foireux», mais dont la récurrence débilitante est ponctuelle et sur appel de la commandite des médias singulièrement pluriels, je persiste et signe : «Vive le Québec des libres», ce merveilleux Québec de toutes les couleurs et de toutes les langues, celui de la majorité qui n'a jamais eu besoin de se saouler pour s'affirmer, pour se singulariser et pour se distinguer. Celui de la majorité qui vit et conjugue quotidiennement son patriotisme dans l'honneur et dans la dignité.

Gerry Pagé

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