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Marois veut " moderniser la modernité " : l'incohérence de la " gauche caviar " !

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Richard DÉCARIE (richarddecarie@hotmail.com)
Envoyé Le samedi 23 juin 2007 19:00



Selon Pauline Marois, il faudrait encore « moderniser la social-démocratie ». Celle qui sera couronnée « cheffe » du Parti québécois cette semaine, risque plutôt de devenir la « reine du carnaval » oû les chefs successifs paradent dans un total désintérêt de la population. Si on identifie un leader à « celui qui repère une parade et se place devant » , pour qu'une parade ait un sens encore faut-il que la population se masse pour la regarder passer !

Pauline Marois se retrouvera, à l'instar d'André Boisclair, couronnée à la tête du PQ en n'ayant aucune chance de gagner les prochaines élections générales du printemps 2008. Et si elle obtient le second pire résultats de l'histoire de ce gauche parti, Gilles Duceppe est mieux de planifier un retour à Québec en catastrophe... car c'est toute la sociale-démocratie qu'il devra venir tenter de sauver !

Aux conseillers politiques qui font parti du « Cercle paulinien », je suggère de ne pas s'éloigner trop de leur carrière professionnelle en dehors du gouvernement... à l'instar des Pierre Marc et Daniel Johnson, Pauline Marois a les moyens financiers de ne se permettre qu'un « job d'été » !

Lorsque l'on constate que même Michael Moore ("Manufacturing Dissent"/Ange ou démon ?) doit mentir sur la qualité véritable du système de santé au Canada pour faire passer « le message », on comprend que la sociale-démocratie n'a plus la cote. Elle n'a d'ailleurs jamais représenté une solution à long terme. Claude Castonguay a bien raison de vouloir contribuer à « ramener du bon sens » dans son projet initial du début des années 70, dont l'époque sociale-démocrate l'a privé d'y inclure une place raisonnable au privé. En fait, la force populaire de la sociale-démocratie, a toujours été puisée dans un endettement démesuré et déconnecté des tendances socio-économiques, ainsi que dans une action législative brimant paradoxalement les libertés individuelles fondamentales au nom « d'une liberté » que les générations post-"Baby-Boom" espèrent toujours.

En cette fin de première décennie du XXIe siècle, Mario Dumont et une équipe ministérielle qui tarde à se concrétiser, représente malgré tout l'espoir de ce que les citoyens du Québec recherchent. Désolé madame Marois, j'ai personnellement toujours cru que comme pour Bernard Landry et André Boisclair, des « numéros 2 » comme vous ne feront jamais un bon Premier ministre pour gouverner le peuple canadien-français du Québec.

Bonne Saint-Jean-Baptiste !

Richard DÉCARIE
Montréal, le 24 juin 2007

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