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La social démocratie au PQ, entre la chaise d'aisance et la plantureuse niche écologique de la période peace and love.

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Pierre Castonguay (p.castonguay@videotron.ca)
Envoyé Le samedi 23 juin 2007 12:00



Il en est des choses flasques comme de la conception de Pauline Marois en matière de sociale démocratie.

Pauline Marois désire réactualiser la sociale démocratie comme elle sait rénover une toilette au parlement. C'est un exercice qui risque de coûter cher aux contribuables québécois.

La sociale démocratie du PQ a pignon sur rue.
Elle habite rue de la Madonne comme dans la chanson de Brel :

«Une maison qui se déhanche
Une maison qui se tire-bouchonne
Et qui pleure à grosses planches
L'escalier colimaçonne
C'est pas grand non oh non mais y a de la place»

Brel ajoutera qu'on la retrouve dans :

«Un boudoir plein de bouddhas
Les bougies dansent dans leurs bougeoirs
Ça sent bon c'est sans histoires
Ça ruisselle de taffetas»

C'est rempli de photos de la sociale démocratie
Qui sommeilles devant la glace



Alors vous comprendrez que lorsque Madame Marois parle de moderniser la sociale démocratie, elle jongle avec un concept qu'elle n'a jamais su intégrer dans sa vie de politicienne, ni dans celle du Parti Québécois. Elle s'en défend timidement lorsqu'elle déclare qu'il faut se débarrasser de la «peur de la richesse».

Le Parti Québécois est un parti démocrate de droite depuis longtemps toute comme le parti libéral. À l'examen radiographique, il y a une similitude de programme qui apparente ces deux formations politiques à des variantes de couleur de cuirette dans lesquelles on peu voir briller des soupçons, des brindilles, de sociale démocratie qui sont autant de voeux pieux laissés en plan en souvenir de la pensée de René Lévesque.

La pensée même de Pierre E. Trudeau dépasse aujourd'hui les prétentions sociales démocrates du PQ.

Le New Labour party de Tony Blair ne constitue pas plus une référence sociale démocrate moderne bien qu'il en arbore le titre, que la position bien connue de Joseph Facal devenu marchand de pansements adhésifs dans un costume de fakir avec un livre en chantier pour étayer sa pensée de centre droite tout comme les autres, sociaux démocrates que nous côtoyons.

Blair, en encourageant le recours à l'économie du pétrole et de l'armement de Bush a su démontrer qu'à l'extrême droite ( à une température dépassant les 5000 degrés , dans laquelle une bombe , le Javelin se déploie), la sociale démocratie est depuis longtemps fondue et caramélisée. Ces armes achetées par les forces britanniques provoquent des brûlures sévères aux victimes qui n'ont qu'à mourir au nom de la lutte pour les valeurs de la sociale démocratie dans le monde.

Jacques Parizeau et Pierre Marc Johnson sont autant de jalons de politique centre droite dans l'histoire du PQ. Le premier nous vend maintenant sa piquette tandis que le second nous oblige à le faire vivre dans d'interminables enquêtes qui sont à la résolution de l'effondrement d'un viaduc ce que le martyre de Sainte Apolline d'Alexandrie est au mal de dents. Sous l'Empereur Dèce ils finirent par lui briser une à une toutes les dents puis la menacèrent de la jeter vivante dans le bûcher qu'ils venaient d'allumer si elle ne reniait pas sa foi. Elle s'excusa auprès d'eux de ne pouvoir le faire, puis elle s'élança d'elle-même dans les flammes. L'empereur Dèce dut débourser l'équivalent de plusieurs millions de dollars sans savoir pourquoi l'arc de triomphe de Tyr s'est partiellement effondré. Il en conserva une dent contre la sainte qui fut remis à l'église d'Egreville en France, à gauche du boulevard de la Brèche qui passe au pied de la croix et de la chapelle Sainte-Apolline qui n'est pas pour autant la vrai église paroissiale aujourd'hui disparue, pour longer les fortifications, franchir la levée qui barre l'étang des Moines et atteindre enfin le carrefour des Trois platanes. C'est donc la dent de l'Empereur Dèce qu'on vénère aujourd'hui sous le nom de la sociale démocratie qui passe pour être de la gencive même de Sainte Apolline.

Depuis le 11 mai 1988, Pauline Marois nous refait le coup de la sociale démocratie en nous disant qu'il faut lui «redonner un nouveau visage». En fait c'est une mâchoire qu'il lui manque et quelques dents. Il faudrait au moins que Pauline puisse se donner quelques coups de poings au thorax comme seule Céline Dion sait s'en asséner en chantant sa sociale démocratie de tout son coeur, comme Céline chante sa démocratie à Végas. Car between You and I
elle ferait pourtant mieux s'avouer simplement démocrate et récolter avec Hillary Clinton, une part de la chanson.

Lorsque le chancelier allemand Gerhard Schröder, influencé par Anthony Giddens et Bodo Hombach, proposaient une liste de changements qui forçaient une redéfinition de la social-démocratie, Pauline Marois brillait par son mutisme dans l'imitation in vitro d'une carpe. Le parti Québécois dans son entier faisait office de mare de ouaouarons et s'ouvrait un bière froide aux festivités de la St-Jean. C'était au temps de la sociale démocratie soutien gorge, bien installée dans sa niche écologique.

Brel résume bien notre propension sociale démocrate péquiste admirative devant la découverte de cette doctrine, que dis-je, cette école politique de l'époque en chantant :

«Tu as des seins comme des soleils
Comme des fruits comme des reposoirs
Tu as des seins comme des miroirs
Comme des fruits comme du miel
Tu les recouvres tout devient noir
Tu les découvres et je deviens Pégase
Tu as des seins comme des trottoirs
Et moi et moi, moi je viens pour le gaz»

Alors de l'épisode de Broadback Mountaine du chef précédent au retour à la Sociale Démocratie revue et corrigée par Pauline, il y a une ligne, une tangeante d'un seul tenant : la démocratie dans sa nudité absolu.

C'est pour cela qu'on couronne Pauline sans débats de fonds, sans renouvellement du parti.

C'est parce que Pauline est la reine de la sociale démocratie pour ne pas dire de la démocratie tout court. Et que le PQ, est devenu au fil des ans, le temple du respect du citoyen moyen. Un temple que dis-je, un cénacle à mille lieux des préoccupations de la plèbe au sein du nouveau paradigme, dans un désert bien à lui où «l'homme que je suis quoi qu'il en pense n'a pas accès, ni de près, ni de loin...» pour ne citer qu'Offenbach

Allez, bonne Saint Jean à tous, social démocratiquement vôtre. Go Paulin Go....

Pierre Castonguay

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