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Le changement de couleur...

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william morris (w.morris006@videotron.ca)
Envoyé Le samedi 23 juin 2007 12:00



Bonjour,

Monsieur Bachand a changé de couleur politique. Quand il était péquiste, il l'était complètement. Maintenant qu'il a reviré sa veste, dans l'espoir, satisfait depuis, de devenir ministre, un poste si convoité en général qu'on y sacrifie volontiers ses convictions politiques, il est aussi rouge qu'un renard de cette couleur.

Maintenant, ce revire-capot, parachuté dans le comté hautement sûr d'Outremont, où l'on ferait élire un chat, du moment qu'on le dit libéral, reproche à monsieur le maire Gérald Tremblay de faire une crise de boutons à cause du nouveau projet de loi destiné à
modifier le fonctionnement du conseil d'agglomération. M.Tremblay a parfaitement raison de s'indigner. Les maires des quatorze petites municipalités banlieue défusionnées ont d'abord accepté, sans rechigner, de se défusionner aux conditions mises de l'avant par le gouvernement Charest, incluant la création d'un conseil d'agglomération dans lequel ces petites villes jouiraient d'un nombre de voix équivalent à leur proportion de la population de l'île de Montréal. À plus d'une reprise, M. Charest leur a déclaré qu'elles connaissaient les donditions de leur défusion avant de se défusionner et qu,elles devaient les accepter après la défusion. Tout était parfait, le ciel était beau, le soleil au beau fixe. Mais sitôt la défusion réalisée comme elles le voulaient, ces minusculea municipalités ont commencé à jouer les empêcheurs de tourner en rond. Toutes les tactiques étaient bonnes pour créer des problèmes: déclarations choc, absentéismes, petites voix plaintives, grands cris indignés: tous les instruments de l'orchestre ont servi leur campagne de nuisance.
Naturellement, parallèlement à leurs manoeuvres visibles, elles travaillaient en sous-main à influencer le parti libéral, qui, pour le malheur du Québec, gouverne encore.

L'on peut faire aux dirigeants de ces villes-moustiques le même reproche que Pierre Trudeau, sans raison, faisait jadis aux Canadiens français: celui d'ignorer la démocratie.

Le gouvernement Charest est dépourvu de grandeur: il refuse de comprendre qu'une métropole montréalaise capable de rivaliser avecToronto est une gloire, un prestige et une source de revenus d'impôts accrus pour le gouvernement du Québec. Les ministres libéraux sont des liliputiens, et bien faits pour d'entendre avec les petits esprits négatifs qui dirigent les quatorze mini-villes toujours.contestataires. À l'époque révolue d'avant le conseil d'agglomération, les villes de banlieue triomphaient contre Montréal, car , à l'époque, elles avaient le pouvoir de bloquer les demandes de Montréal.

Elles voulent encore pouvoir nullifier la volonté de 87 % des citoyens de l'île. Et le non gouvernement Charest, qui a l'esprit petit, petit, si petit qu'il se noierait dans une tasse de soupe, est tout content de danser la main dans la main avec elles sur la mélodie de ''Bloquons Montréal, ma mie, bloquons, bloquons toujours...'.

Humblement soumis.

William Morris, citoyen de Montréal
www.lemont.canalblog.com

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