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Pas de problème fondamental avec la dette

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Pierre-Yves Pau
Envoyé Le samedi 23 juin 2007 07:00



Il est fallacieux de présenter comme un clivage solidaires-lucides les différentes opinions sur le remboursement de la dette. Il s'agirait plutôt d'un clivage fourmis et cigales. Mais les cigales ne sont pas forcément celles que l'on pense.

Il y'a deux questions à se poser au sujet d'une dette. La première concerne son montant total actuel en pourcentage du PIB: étant donné les paiement d'intérêts que ce montant implique, est elle trop élevée, ou trop basse? La réponse est que la dette totale actuelle du Québec n'est pas trop élevée au regard du potentiel de l'économie québécoise, si on la compare à celle de société comparable.

La deuxième question concerne l'éventuel accroissement ou réduction de cette dette: que financerait cet accroissement? Des investissements, ou des dépenses de fonctionnement? Dans le premier cas, un accroissement est envisageable en autant que l'on respecte la contrainte définie par la réponse à la première question. Dans le second, il faut la maintenir à son niveau actuel.

Mais vous me direz,il FAUT réduire la dette. Says who? Non, il ne faut pas, pas si cette politique conduit à étrangler les flux d'investissements qui permettront, dans l'avenir, de créer la richesse requise pour financer notre modèle social. Et dans la situation actuelle, il y'a plusieurs raisons (en particulier le pouvoir de pression excessif de certains partenaires sociaux) de penser que ce serait bien le cas. Prétendre alors qu'on doit réduire la dette du Québec sans avoir rigoureusement répondu aux deux questions précédente, c'est donc raisonner comme une cigale incapable de voir plus loin que la fin de l'été.

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