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La langue utilisée par le ministre défense pour courtiser
Ce respect de l'auditoire l'honore, mais contraste fortement avec celui du ministre de la Défense Gordon O'Connor qui n'est pas bilingue, qui a été pendant plus de 30 ans un officier dans l'Armée de terre canadienne, qui a terminé sa carrière comme brigadier-général et qui a en plus habité pendant plus de 20 ans dans la région d'Ottawa où il y a de nombreuses opportunités de parler français. Combien de mots ce ministre de la Défense prononcera-t-il en public lors de sa visite à Québec ?
Ce même ministre a récemment approuvé une nouvelle politique en matière de bilinguisme pour les Forces armées qui a pour effet de réduire considérablement l'exigence pour les officiers de parler les deux langues officielles et de faire reculer les canadiens français dans nos forces armées, L'état-major et le gouvernement perçoivent la mise en place du bilinguisme comme étant une contrainte et non un actif pour nos militaires.
Nos forces armées doivent de plus en plus être déployées dans d'autres pays où les habitants ont différentes cultures que la culture canadienne anglaise et parlent des langues autres que l'anglais. La capacité de l'état-major et des officiers de comprendre différentes cultures et de parler différentes langues est, selon moi, un actif très important. Il en est de même avec le fait que nos militaires doivent de plus en plus travailler à l'intérieur de coalitions formées par de très nombreux pays. Or, on semble incapable dans ce groupe de dirigeants (inclusion faite du ministre de la Défense) de parler la langue seconde officielle de son propre pays.
Jean-Pierre Aubry
Ottawa
