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Est-ce que l'armée accepterait alors de laisser libres les journalistes ?
« Les événements publics vont nous permettre d'informer les gens, parce que plusieurs personnes ne comprennent pas la nature de la mission. » disait Hubert Genest, capitaine de corvette et chargé des relations publiques pour la force opérationnelle en Afghanistan.
Est-ce que l'armée accepterait alors, pour que « les gens comprennent la nature de la mission », de laisser libres les journalistes ?
(J'en doute. Même les parlementaires n'ont pas eu de liberté. L'armée aime trop avoir mainmise sur tout ce entoure ses missions pour ne pas filtrer l'information. Pas de sang, pas de souffrance, pas d'innocents tués. « Les Afghans ont besoin de nous » dit le chargé des relations publiques. Pas de mal, que du bien. Du moins, en apparence. Et seules comptent les apparences en ce qui a trait aux missions de l'armée.)
Jean-Luc Mercier
