Les assistés sociaux pourront compter sur leurs proches

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Clairandrée Cauchy
Édition du vendredi 15 juin 2007

Mots clés : dons, gouvernement, réglement, Québec (province)

Les dons consentis par des proches pour aider des personnes assistées sociales seront désormais clairement permis par le règlement sur l'aide sociale.

Le gouvernement a adopté cette semaine une modification au règlement qui empêche de soustraire du chèque d'aide sociale «la valeur des biens donnés ou des services vendus». Ainsi, les vêtements, les meubles, les denrées alimentaires, les repas ainsi que les réductions de loyer consenties par le propriétaire ne pourront plus faire l'objet de pénalités à l'aide sociale.

En avril, Le Devoir avait révélé que des agents de l'aide sociale soustrayaient du chèque mensuel de 548 $ la valeur de la nourriture que certains assistés sociaux pouvaient recevoir de leurs proches, ce qui contrevenait aux directives du ministère. Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité, Sam Hamad, a clarifié ce règlement hier, fermant ainsi complètement la porte à des interprétations douteuses.

Le nouveau règlement, publié mercredi dans la Gazette officielle, fera l'objet de consultations d'ici la fin de juillet.

Le règlement a été chaleureusement accueilli par les groupes préoccupés par la pauvreté. «À première vue, cela semble répondre à notre demande», a affirmé le porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Jean-Pierre Hétu. Le collectif réclame maintenant une campagne d'information de la part du ministère à l'approche de la rentrée scolaire. «Les grands-parents doivent savoir qu'il ont le droit d'aider leurs petits-enfants en achetant des crayons et des effaces», a souligné M. Hétu.

La porte-parole du Front commun des personnes assistées sociales, Nicole Jeté, s'est elle aussi réjouie de cette petite victoire. Elle estime cependant que le règlement pourrait aller un peu plus loin en permettant à des proches de payer une carte d'autobus ou une ligne téléphonique, bien utile lorsqu'on se démène pour trouver un emploi.

Ironie du sort, Fernand X., celui dont l'histoire en avait ému plusieurs, au point où le ministère a dû revoir ses politiques et règlements, devra quand même aller défendre sa cause devant le Tribunal administratif du Québec pour avoir de nouveau droit à des prestations d'aide sociale. On a en effet décrété qu'il n'était plus admissible à l'aide sociale parce qu'il avait refusé de fournir la liste des amis qui l'aidaient à se nourrir.

Si le nouveau règlement permet à quelqu'un de recevoir de l'aide pour se nourrir, il ne dit rien au sujet des documents qui peuvent être exigés par un agent d'aide sociale pour établir l'admissibilité d'un prestataire.


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Le dimanche 17 juin 2007 18:00

TOUT ÇA, c'est un "petit" pas dans la BONNE DIRECTION mais,... - par Maurice Monette (monmau@globetrotter.net)
Le vendredi 15 juin 2007 15:00

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