Formule 1 - Kubica: «Je suis comme neuf»

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AFP
Édition du vendredi 15 juin 2007

Mots clés : accident, Robert Kubica, Formule 1, Automobile, Sport, Canada (Pays)

Le pilote ne pourra toutefois pas prendre le départ à Indianapolis

Robert Kubica a répondu avec humour aux questions des journalistes à son arrivée sur le circuit d'Indianapolis hier.

Photo: Agence Reuters

Indianapolis -- Robert Kubica (BMW Sauber) est apparu «comme neuf» hier à Indianapolis, moins de quatre jours après son terrible accident survenu au Grand Prix du Canada et à la veille des premiers essais libres du GP des États-Unis.

Le Polonais, qui plaisantait avec ses compères pilotes, a répondu avec humour et précision aux questions des journalistes, affichant un air plus volontaire que jamais en vue de la course programmée dimanche.

Il y sera toutefois remplacé par l'Allemand Sebastian Vettel. Les médecins de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) et du circuit d'Indianapolis ont en effet interdit au Polonais de courir sur le circuit américain «après un examen médical effectué [hier]», selon un communiqué de la FIA.

Q: Avez-vous ressenti et ressentez-vous encore des séquelles de votre terrible accident?

R: «Non, pas vraiment. J'ai eu un peu mal à la cheville lundi, mais c'est passé depuis. Je n'ai même pas eu mal à la tête. Je suis comme neuf. Tous les médecins qui m'ont vu à Montréal étaient d'ailleurs étonnés que je n'aie rien après ce qui m'est arrivé.»

Q: Avez-vous revu votre accident à la télévision?

R: «Je l'ai même vu de l'intérieur, j'y étais! Mais effectivement, je l'ai vu à la télévision et j'en ai discuté avec Jarno [Trulli] qui est venu me voir à l'hôpital car il était important de comprendre ce qui s'était passé.»

Q: De quoi vous souvenez-vous?

R: «Bien sûr, je ne me souviens pas très bien de l'accident lui-même. Mais je me souviens parfaitement de ce qui s'est passé avant, comment j'ai voulu passer sur la droite de Jarno [Trulli], à l'extérieur, et comment il est sorti un peu plus large que prévu. Puis, j'ai touché sa roue, j'ai décollé et tapé dans le mur. Ensuite, ça s'est arrêté quand ça s'est arrêté. Mais l'accident avait l'air plus choquant de l'extérieur que de l'intérieur. J'avais eu un grave accident de la route et je savais ce que c'était d'être en mauvais état. Là, j'ai vite compris que j'avais seulement mal à une cheville. Et ça, grâce aux mesures de sécurité de la FIA. J'ai bien senti une brûlure sur une cheville, mais je pense que c'était une fuite d'huile encore chaude. J'aurais pu sortir seul de la voiture car je savais que j'étais OK, mais compte tenu de la violence des chocs, les médecins m'ont demandé de ne pas bouger pour tout garder sous contrôle.»

Q: Qu'avez-vous fait depuis?

R: «J'ai essayé de me reposer, puis je me suis un peu entraîné afin d'être bien en arrivant aux États-Unis. Aujourd'hui, je suis à 100 % de mes moyens, même l'unique petit bobo que j'avais à la cheville a disparu.»


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