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Le lectorat du Devoir : plus réfléchi ?
Mais de cela à peu près rien, sauf les interventions de M. Lengellé, de Mme Gariépy et de M. Labbé. En réalité, les commentaires me laissent à penser que le lectorat du Devoir ne vaut peut-être pas mieux que celui du Jounral de Montréal ou de la Cyberpresse, où la teneur des propos est souvent vide de sens et tourne souvent en insultes tout à fait déplacées en public et en positions souvent extrémistes et peu posées.
Je crois que l'avenir d'une importante institution universitaire québécoise est un sujet trop délicat pour notre avenir collectif pour en traiter à la légère comme ce que je lis ici, trop important pour lapider une étudiante qui s'exprime, trop important pour dénigrer une institution avec de mauvais jeux de mots qui puent l'ultramontisme à plein nez, trop important pour proposer que nous devenions tous anglo-saxons, trop important pour dénigrer certaines disciplines par rapport à d'autres.
Enfin, le message du CA est clair : si le gouvernement du Québec ne prend pas ses responsabilités qui sont d'assurer que la formation de qualité puisse se poursuivre à l'UQAM, et en corollaire de réparer les pots cassés faits par un gestionnaire et où les mécanismes gouvernementaux de contrôle des fonds publics, si chers à Mme Jérôme-Forget, ont si mal fonctionnés, il est claire que le déficit se répercutera sur les missions d'enseignement et de recherche. Alors collectivement, sommes-nous capables de nous retrousser les manches et de participer au succès d'une de nos institutions nationales, au-delà des mesquineries et des guerres de clocher d'une certaine élite de l'autre côté de la montagne, au-delà du dédain de pseudo-intellectuels pour les disciplines qu'ils ne connaissent pas, au-delà d'une vision toute instrumentale ou verbeuse de l'université, au-delà de nos déceptions quand certains des projets et des actions de nos institutions ne sont pas réussies à 100 % ? Sommes-nous capables de seulement vouloir avancer d'un tout petit pas ? Quand cesserons-nous de râler et mettrons-nous main à la pâte ?
C'est comme toute cette question de bulletin, tout à fait accessoire, et la question de la santé où on parle peu des choses réelles. Quand examinerons-nous les problématiques sans compromis et travaillerons-nous à chercher de vraies solutions, complexes ou partielles s'il le faut. Heureusement, il y a certains lecteurs qui oeuvrent dans les milieux et dont les interventions nous éclairent plus que bien des déclarations de ministres, de gestionnaires ou de spécialistes.
PS En passant, l'UQAM est un joueur essentiel du développement de la danse à Montréal et à la réputation de notre ville dans ce domaine. Une telle perte serait vraiment dommage.
