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Occasion en or de réforme universitaire

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Jean-G. Lengellé
Envoyé Le mercredi 13 juin 2007 09:00



Les tribulations de l'UQAM malheureusement claironnées comme seulement financières devraient donner la chance à tout ce qui réfléchit d'assainir une bonne fois les eaux troubles du microcosme universitaire.
En effet, c'est peut-être bien la première fois qu'il est question de supprimer des cours et des programmes non seulement coûteux mais qui n'ont pas leur place à l'université jusques et y compris le "Doctorat" en danse de l'UQAM. Certes cela fera grincer quelques dentiers, et gémir des chargés de cours et des étudiants qui y perdent leur temps et l'argent des contribuables, mais le résultat sera au rendez-vous: une Université en santé.
Cela devrait remettre au premier plan la fonction première de l'université qui est le développement de la connaissance par le biais de la recherche de pointe, qui elle est cruellement sous-financée.
Il faut cependant comprendre que c'est le système actuel qui a généré les effets pervers dont souffrent la plupart des universités, car leur financement découle directement du nombre d'étudiants qu'elles admettent. Donc, pour avoir des fonds, il faut admettre le plus possible d'étudiants peu importe leur niveau, et non seulement il faut les admettre en grand nombre, mais il faut aussi les diplômer en grand nombre. Donc pour conserver leur emploi les enseignants en particulier les chargés de cours vont donner le plus possible de grosses notes pour avoir de bonnes évaluations et donc conserver leurs charges! Et à défaut du grand nombre d'étudiants sur place, on n'hésitera pas à avoir des succursales partout, que ce soit Rimouski à Lévis ou Sherbrooke à Longueil.
Voilà qui explique en grande partie la faiblesse de la formation des maîtres et conséquemment de l'enseignement primaire et secondaire, car c'est ainsi que se boucle le cercle vicieux du système éducatif. C'est l'illustration parfaite du fameux "plus de gens en mangent parce qu'elles sont plus fraiches...."
Soyons francs, les universités aussi sont obèses!
Alors, pour être efficace le système doit maigrir et non continuer à absorber les stéroïdes éducatifs et autres gras trans- ou multi-disciplinaire, cette coqueluche des années 70-80.
Sortons de l'université ce qui n'y a pas sa place, c'est à dire les formations professionnelles de premier cycle pour les replacer là où elles auraient toujours dû demeurer c'est à dire les collèges. Que ce soit pour l'éducation, la comptabilité, le travail social, les arts plastiques, la musique etc etc.
Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faille pas conserver des programmes de formation de formateurs dans ces domaines, car ces disciplines ont tout autant besoin de s'alimenter à la recherche, mais sûrement pas selon ce qui se pratique dans les Wal-Mart de l'enseignement que nous connaissons en ce moment.
Alors, Madame Courchesne, un peu de détermination et de courage?

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