Onze autres morts à Gaza

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AFP , AP
Édition du mardi 12 juin 2007

Mots clés : Ismail Haniyeh, Gaza, Violence, Décès, Palestine (pays)

Le siège du gouvernement palestinien a été la cible de tirs

Gaza -- Le siège du gouvernement palestinien à Gaza a été la cible de tirs en pleine réunion du cabinet hier, tout comme la résidence du premier ministre Ismail Haniyeh. Ces actions spectaculaires n'ont pas fait de victimes, mais illustrent l'aggravation des affrontements entre le Hamas et le Fatah.

Le chef du gouvernement et le président de l'Autorité palestinienne ont lancé un appel au calme, sans être entendus. Selon un bilan des hôpitaux, 11 Palestiniens ont été tués hier, dont trois lors d'une bataille rangée entre militants des deux factions dans un hôpital du nord de Gaza.

Selon des témoins, un sympathisant du Hamas a d'abord été tué des tirs d'arme à feu près de l'hôpital Beit Hanoun. Les affrontements se sont poursuivis, jusque dans l'établissement, faisant trois morts et 10 blessés. Les victimes décédées, un père et ses deux fils, étaient membres du clan Al-Masri, lié au Fatah de Mahmoud Abbas.

Des combats ont par ailleurs éclaté à l'hôpital Chifa de Gaza entre des miliciens du Hamas et des membres du puissant clan Bakr, affilié au Fatah. Les hommes armés du Bakr ont tiré obus de mortiers et roquettes sur l'hôpital, le plus important de Gaza, entraînant la réplique de militants du Hamas à l'intérieur de l'établissement, selon le personnel.

Ailleurs dans Gaza, des tirs sporadiques ont été entendus dans la journée, s'intensifiant à plusieurs reprises. Le siège du gouvernement a été la cible de tirs, en pleine réunion du cabinet, contraignant les ministres à évacuer le bâtiment. Tout autour, postés sur les toits, des militants armés du Hamas et du Fatah échangeaient des tirs.

Au cours de la nuit, des hommes armés avaient attaqué la résidence du premier ministre palestinien et les locaux du ministère de la Jeunesse et des Sports, dirigé par le Hamas. Aucune victime n'a été signalée. Les services de M. Haniyeh se sont refusés à préciser si le chef du gouvernement se trouvait chez lui au moment de la fusillade, avant l'aube. Mais son épouse, ses enfants et petits-enfants étaient là, selon sa famille.


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