Jours de fête et de rencontre

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Martine Letarte
Édition du samedi 09 et du dimanche 10 juin 2007

Mots clés : Présence autochtone, Danse, Festival et fête, Québec (province)

Le Jour national de solidarité des peuples autochtones sera célébré le 21 juin

Le festival Présence autochtone, c'est des films, des expositions, mais avant tout, des événements extérieurs pour toute la famille qui se veulent de véritables rencontres culturelles grand public. Encore une fois cette année, l'univers authentique des Premières Nations se déploiera dans le parc Émilie-Gamelin, le temps d'une fin de semaine où la danse, la musique et les traditions seront au rendez-vous.

Les jeunes seront à l'honneur lors de la première journée de festivités dans le parc Émilie-Gamelin, au coeur de Montréal, le vendredi 15 juin en après-midi. D'abord, le personnage Geronimo Stilton, des populaires livres du même nom, sera présent pour animer la foule. «Le célèbre rédacteur en chef de L'Écho du rongeur accueillera ses nombreux lecteurs et dédicacera des livres», indique le directeur du site extérieur de Présence autochtone, Sylvain Rivard.

Les jeunes pourront aussi rencontrer des personnages des séries jeunesse Mikuan et Ashini, ainsi que Shanipiap, diffusées sur l'Aboriginal Peoples Television Network (APTN). De plus, l'auteure et comédienne Sylvie-Anne Sioui-Trudel animera un atelier de fabrication de masques de maïs.

Boréades de la danse

Pendant les trois jours de festivités au parc Émilie-Gamelin, le groupe de joueurs de tambours Tiohtiake, du Centre d'amitié autochtone de Montréal, viendra ouvrir et fermer le site. Ensuite, les Boréades de la danse prendront leur envol le samedi 16 juin, pour se poursuivre le lendemain. «Nous aurons encore cette année plusieurs invités de différentes nations provenant d'un peu partout dans les Amériques», affirme M. Rivard.

Parmi les groupes invités, on retrouve les Borucas, du Costa Rica. «Avant le spectacle, les artisans confectionneront les masques et les costumes devant public», précise M. Rivard. Par la suite, les danseurs revêtiront les vêtements et accessoires fraîchement fabriqués et présenteront les danses de la fête des Diablitos, qui remémore la rencontre entre les Espagnols et les Borucas, à l'époque de la conquête. Peu importe l'issue de la lutte des Borucas contre l'envahisseur, les symboles laissent entendre que le peuple autochtone s'en sort toujours vainqueur, même s'il semble vaincu.

Ensuite, pour la première fois aux Boréades de la danse, on retrouvera la troupe Quabbin Lake Singers and Dancers, composée d'une douzaine de membres de la nation nipmuc. Originaires de la Nouvelle-Angleterre, les Nipmucs sont un petit groupe aux racines mixtes et à l'histoire méconnue. Comme la majorité des Premières Nations d'Amérique du Nord, ils ont joint le grand mouvement pow-wow, originaire des plaines de l'Ouest, et viendront offrir leur version du répertoire de danses au rythme du grand tambour.

Les Jiggs on the Fly, maintenant, viendront soulever la foule avec leurs gigues endiablées. En plus d'être bien ancrés dans la tradition autochtone, ces danseurs de la nation métisse ont des influences écossaises, irlandaises, françaises et canadiennes-françaises.

Enfin, les petits danseurs innus de la communauté de Matimekush, près de Schefferville, seront présents avec leurs costumes et danses traditionnels. «Ils ont environ 8-9 ans et sont tout à fait charmants! Comme la communauté matimekush est située très au nord de la province, elle est encore très isolée et demeure très traditionnelle. Nous sommes très heureux de les recevoir puisqu'ils viennent rarement à Montréal», se réjouit M. Rivard.

Présence autochtone présente également, pour la première fois cette année, l'événement Igloo Lounge, le samedi soir, en présence du DJ Geronimo Mad Eskimo. Au menu: danse, musique techno, chants de gorge, performance et autres surprises.

Artisanat et gastronomie

Pendant toute la fin de semaine, une quarantaine d'artisans seront à l'oeuvre pour faire des démonstrations de leur savoir-faire et pour répondre aux questions des festivaliers. Des spécialistes du tissage, du perlage, de la broderie, du tannage, de la sculpture, de la peinture et de la vannerie seront présents, mais cette année, c'est la fabrication de la raquette à neige qui sera particulièrement à l'honneur.

Enfin, à la demande générale, la chef Lysanne O'Bomsawin revient dans le parc Émilie-Gamelin avec son comptoir de gastronomie autochtone revisitée. «La jeune chef, qui aura d'ailleurs son émission de télévision sur le canal APTN dès cet automne, fera découvrir aux Montréalais différents produits du terroir autochtone avec une touche personnelle et contemporaine. D'ailleurs, on retrouvera encore cette année ses sushis autochtones qui ont fait fureur l'an dernier», indique M. Rivard.

Cérémonie civique au mont Royal

Sur un ton plus solennel maintenant, Présence autochtone célébrera le Jour national de solidarité des peuples autochtones, le jeudi 21 juin. La cérémonie civique se déroulera sur le mont Royal, au belvédère Kondiaronk, baptisé ainsi il y a 10 ans par le maire de l'époque, Pierre Bourque, en l'honneur du Huron Kondiaronk qui a pris une place importante dans les négociations de la Grande Paix de Montréal.

La cérémonie annuelle se déroule, depuis 1996, en présence des dignitaires des gouvernements et des dirigeants des Premières Nations. «L'événement commencera dès 10h, au son des tambours. Il y aura également des chants et des danses pour accompagner les discours d'usage», explique le directeur général de Présence autochtone, André Dudemaine.

L'événement sera suivi du Solstice des Nations, où la flamme du feu du 21 juin sera remise officiellement aux organisateurs de la Fête nationale du Québec, qui s'en serviront pour allumer le feu de la Saint-Jean-Baptiste, sur les plaines d'Abraham. «Ce geste symbolique souligne l'amitié entre les nations, l'accueil que les autochtones ont réservé aux Français et les liens de collaboration qui existent aujourd'hui entre les peuples», explique M. Dudemaine.

Une grande tente traditionnelle montagnaise, tout en long, sera également montée pour l'occasion. «Des artisans et des aînés accueilleront les gens du public, qui seront également invités à pique-niquer sur le mont Royal après la cérémonie», ajoute M. Dudemaine, avant de mentionner que les festivités se transporteront ensuite à la Société des arts technologiques (SAT), pour la soirée de clôture de Présence autochtone.

Collaboratrice du Devoir


Vos réactions


Aucun commentaire ... soyez le premier !

Réagissez à ce texte


 

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com