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Le tabou de la connaissance et la loi du moindre effort.
Toutefois, nous devons exercer une vigilance accrue pour que cette morale désormais bannie (hum) de nos consciences ne laisse place à une nonchalance intellectuelle menant directement à la médiocrité et obéissant à la loi du moindre effort.
Mes ex-jeunes collègues de l' enseignement dissimulaient avec difficulté leur manque de maîtrise de la langue française. Cela les humiliait au plus haut point. Ils devaient faire appel à leurs collègues plus expérimentés, de l' époque des Écoles normales parfois. Quelle honte pour eux(elles) pourtant si habiles à manier l'ordinateur et autres outils technologiques dans leurs pratiques pédagogiques.
Nous sommes tous un peu responsables de ce qui nous arrive. Combien d' entre nous avons pris le parti de nous taire ou de nous retirer devant cette frénésie juvénile s' emparant de nos conseillers (!) pédagogiques et de la jeune relève enseignante? Très peu se sont objectés ouvertement ou plus discrètement à la dérive pressentie de la qualité de notre langue écrite. La perte inévitable de l' habilité à exprimer clairement notre pensée, notre appréciation ou notre esprit critique dans quelque domaine que ce soit n' augure rien de bon pour l' avenir de notre langue, notre culture et notre identité.
Bibiane B.
