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Ce que pense une enseignante en français au collégial, en l'occurrence moi...

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David Nadeau
Envoyé Le mercredi 06 juin 2007 16:00



Je suis heureuse de constater que ce sujet provoque diverses réactions auprès des lecteurs. Plusieurs d'entre vous affirmez que les enseignants ne savent plus écrire. Connaissez-vous plusieurs enseignants au collégial?

Pour ma part, je peux affirmer que mes collègues enseignants maîtrisent très bien la langue française. Quant à mes collègues d'autres départements, si quelques-uns éprouvent des difficultés, ils ont toutefois le mérite de venir chercher de l'aide auprès des enseignants en français et deviennent eux-mêmes très compétents.

Et les élèves dans tout ça ?
Lorsque je demande à mes illustres collègues, ceux qui enseignent au collège depuis vingt, voire vingt-cinq ans, comment ils trouvent la qualité du français de leurs élèves, ils semblent dire que le niveau d'aujourd'hui n'est pas si inférieur que celui d'autrefois. Seulement, la démocratisation de l'enseignement a fait en sorte que ce n'est plus uniquement l'élite qui a le privilège d'aller faire des études supérieures.

Malgré l'explication, le constat demeure : les élèves font beaucoup de fautes. Par contre, pour la plupart, ils connaissent par coeur les règles de grammaire sans savoir les appliquer à leurs propres textes. Il faut donc arrêter de relever le problème et mettre tous les moyens en oeuvre pour les aider. Ce sont des élèves très intelligents qu'il faut arrêter de prendre pour des imbéciles.

Finalement, dois-je rappeler à ceux qui ne sont pas convaincus que la langue n'est pas un outil uniquement utile à ceux qui oeuvreront dans le domaine de la communication? Et les infirmières, et les concepteurs de logiciels et de sites Internet, peuvent-ils se permettre d'écrire n'importe comment ?
Lorsque la syntaxe d'une personne est tellement boiteuse que le message en devient indéchiffrable, j'espère seulement que l'individu en cause ne deviendra ni l'éducatrice de mes enfants, ni le médecin qui traitera mon parent malade.

Julie Blanchette, Cégep de Saint-Jérôme


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